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A Lille, le chef Steven Ramon rouvre la cuisine de son restaurant pour Noël

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Par , France Bleu Nord

Certains restaurants retrouvent un semblant d'effervescence en cette fin d'année, en proposant des menus de fêtes à emporter. C'est le cas du Rouge Barre à Lille. Une manière de faire entrer un peu d'argent mais surtout de retrouver les clients et l'agitation en cuisine.

Le restaurant qui emploie 15 personnes n'avait pas proposé jusqu'ici de formule à emporter
Le restaurant qui emploie 15 personnes n'avait pas proposé jusqu'ici de formule à emporter © Radio France - Sophie Morlans

Alors que leurs rideaux sont de nouveau baissés depuis le 30 octobre et qu'une réouverture le 20 janvier est toujours incertaine, certains restaurateurs ont décidé tout de même de se mettre aux fourneaux pendant les fêtes et proposent des repas de Noël à emporter. C'est le cas du Rouge Barre à Lille, qui ne faisait pas, jusqu'ici de formule de repas à livrer ou à venir chercher. Mais les casseroles manquaient trop à son chef, Steven Ramon qui a donc imaginé un menu de Noël. 

En quelques jours, 200 repas ont été commandés, et il affiche donc"complet". "J'ai reçu environ 120 demandes en une semaine et avec elles, autant de messages d'encouragement", se réjouit l'ancien candidat de Top Chef qui a hâte de retourner en cuisine, après plusieurs semaines de fermeture. 

Je ne viens plus au restaurant que pour arroser mes plantes. Le seul point positif dans cette fermeture, c'est que les bouteilles de vin ne sont pas consommées, et qu'elles seront encore meilleures ensuite.

Alors que dans la salle, les chaises sont sagement rangées sur les tables et qu'en cuisine, les plans de travail sont déserts, le garde à manger commence à se remplir progressivement pour ces menus de Noël, avec des pigeons de Steenvorde notamment, ou encore des brillats savarin truffés par le chef. "C'est une joie de faire à nouveau les courses, de retrouver ses fournisseurs. Il n'y a rien de plus triste qu'un restaurant désert. Je n'y vais plus que pour arroser mes plantes. Le seuil point positif, c'est que les bouteilles de vin ne sont pas consommées, elles seront encore meilleures ensuite." 

Le chef estime qu'avec cette fermeture, il perd chaque mois l'équivalent de 25.000 euros. Sept années de travail sont parties en fumée et il sait qu'il repartira de zéro lors de la réouverture. Mais il comprend les décisions du gouvernement. "Ma compagne est infirmière libérale. Je connais la situation sanitaire. Je sais que les mesures qui sont prises ne le sont pas de gaieté de coeur."

En attendant, il se concentre sur ses repas à préparer. Au menu, notamment, ceviche de Saint Jacques clémentine et topinambour ou ravioles de queue de boeuf au céleri au cresson et saté, pour les entrées, sans oublier une volaille et une bûche chocolat praliné caramel en dessert. Mais attention, prévient-il, pas question pour ses clients de mettre les pieds sous la table sans avoir rien à faire. Chez eux, ils devront mettre un peu la main à la pâte. Il a imaginé une feuille de route, pour qu'ils respectent les consignes d'assaisonnement et pour réchauffer les plats. "Je veux que ce soit aussi bien que s'ils avaient mangé dans mon restaurant. Qu'ils fassent plaisir aux quelques personnes qu'ils auront réunies autour de leur table."

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