Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Fusillade dans les rues de Strasbourg : l'hypercentre bouclé par la police.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait

Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

A Limoges, les gilets jaunes ne digèrent pas les annonces du gouvernement

mardi 4 décembre 2018 à 19:30 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Les mots sont fermes : "enfumage", "pas d'écoute", "on nous prend pour des jambons". Sur le rond point du contournement sud de Limoges où ils ont établis leur campement, les gilets jaunes sont unanimes : les annonces du gouvernement, ce mardi, sont sans commune mesure avec les attentes.

A Limoges sud, les gilets jaunes sont unanimes et se sentent méprisés par le gouvernement
A Limoges sud, les gilets jaunes sont unanimes et se sentent méprisés par le gouvernement © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Bien décidés à poursuivre la mobilisation, voire à l'amplifier. Les gilets jaunes rassemblés sur l'un des ronds-points du contournement sud de Limoges parlent quasiment d'un seule voix : les mesures annoncées, ce mardi, par le Premier Ministre Edouard Philippe ne sont pas de nature à contenter leurs attentes. Bien au contraire.

On nous prend pour des jambons"  -  Francis, gilet jaune mobilisé au rond point de la voie sud de Limoges

Mardi après-midi, ils étaient une trentaine rassemblés sur ce campement, principal "repère" des gilets jaunes à Limoges. Et pas un n'a manqué de suivre les annonces du Premier Ministre à la mi-journée. "On veut nous acheter avec une poignée de cerises, mais ce n'est pas un fruit de saison" commente tout d'abord Francis, avec humour. Puis il fait les comptes : "le moratoire, on nous le chiffre à 2 milliards qui manqueront dans le budget de l'Etat, il faudra bien les prendre à un autre moment. Alors ce qu'on ne nous aura pas pris par la main gauche, on nous le prendra par la droite. On nous prend pour des jambons" !

Des langages irréconciliables ?

Qu'ils soient sur ce rond-point ou ailleurs en Haute-Vienne, les gilets jaunes ont également le sentiment de ne pas toujours pas être compris ou écouté par le gouvernement. "On n'est pas du tout sur la même longueur d'onde" se désole Yvon qui a suivi l'allocution d'Edouard Philippe depuis son salon dans un commune plus au nord du département. "On parle deux langages différents. Nous ce qu'on demande, c'est de pouvoir vivre dignement, mais on n'a entendu parler que de suspension de taxes..."

Tous ceux-là ne sont donc pas prêts à lâcher le morceau. "Nous serons ici jusqu'à Noël ou même à Pâques s'il le faut..."