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Langues régionales : à Limoges, une cinquantaine de personnes défendent l'occitan

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Par , France Bleu Limousin

Une cinquantaine de défenseurs des langues régionales, notamment de l'occitan, se sont retrouvés ce samedi matin à Limoges. Ils répondaient à l'appel national lancé par le collectif Pour que Vivent Nos Langues, contre la décision du Conseil Constitutionnel de censurer deux points de la loi Molac.

Rassemblement d'abord devant le Rectorat avant de prendre la direction de la préfecture
Rassemblement d'abord devant le Rectorat avant de prendre la direction de la préfecture © Radio France - Valérie Mosnier

Ils ont choisi le Rectorat de l'Académie de Limoges pour se retrouver ce samedi matin. Lieu hautement symbolique pour les défenseurs des langues régionales en Limousin, quelques jours après la décision du Conseil Constitutionnel de censurer deux articles du projet de loi Molac. L'un concerne l'enseignement en immersion et l'autre les signes diacritiques, les accents comme le tilde, les jugeant contraire à l'article 2 de la Constitution. 

Le texte, pourtant voté par l'Assemblée Nationale et le Sénat, a été renvoyé devant le Conseil Constitutionnel après la saisine d'une soixantaine de parlementaires, essentiellement de la majorité présidentielle. Parmi eux, deux députés Limousins : Jean-Baptiste Moreau et Christophe Jerretie. 

"Langues régionales : SOS enseignement"

Ce qui inquiète les défenseurs des langues régionales c'est notamment la remise en cause de l'enseignement en immersif, c'est- à dire des écoles associatives, sous contrat avec l'Etat, où l'enseignement majoritairement en langue régionale. 

Il existe une calandrete en Limousin, située à Limoges. Ensuite, quelques collèges et lycées proposent l'occitan en option. Alors, cette décision des Sages n'est pas comprise, "ça remet en cause des années d'enseignement par ces écoles, des années survie aussi parce que ça a toujours été assez compliqué" selon Magali Urroz. 

Pourquoi il faut toujours se battre pour exister ? - Magali Urroz

La responsable de la librairie occitane, boutique de l'Institut d'études occitanes du Limousin, rajoute : "On est ici pour dire l'immersion pourquoi pas ? Ça se fait pour le Français à l'étranger. Ici, il y a des expérimentations pour l'anglais, alors pourquoi pas les langues régionales ? Pourquoi il faut toujours se battre pour exister ? On veut parler la langue, qu'elle continue à vivre, on veut que nos enfants puissent parler occitan. Si l'école ne fait pas son travail, la langue ne survivra pas." 

Ça ne les empêche pas de parler français et d'écrire extrêmement bien le français 

Parmi les manifestants, des enfants de la Calandrete sont venus avec leurs parents. "Ce sont des écoles, qui permettent une bonne approche linguistique, les enfants sont extrêmement réceptifs à l'ensemble des langues. Ce qui leur permet d'avoir une approche de l'étanger bien plus ouverte", explique Evelyne, dont le fils est aussi passé par l'enseignement immersif, "ça ne les empêche pas de parler français et d'écrire extrêmement bien le français". 

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