Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

VIDÉO - A Lusignan, le spectacle d'ours a bien eu lieu malgré l'opposition d'associations de défense des animaux

-
Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Le dresseur Frédéric Chesneau et son ours Valentin se sont produits ce dimanche à Lusignan à l'occasion des Fêtes Médiévales. Des opposants tenus à l'écart par un arrêté municipal anti-manifestation ont dénoncé "un divertissement cruel".

Frédéric Chesneau, dresseur animalier, et son ours Valentin à Lusignan ce dimanche 21 juillet.
Frédéric Chesneau, dresseur animalier, et son ours Valentin à Lusignan ce dimanche 21 juillet. © Radio France - Jules Brelaz

Lusignan, France

Avec 2,10 mètres de haut et 250 kg, Valentin est comme le dit la petite Emma un sacré "nounours". Le spectacle controversé de cet ours noir du Canada figurait ce dimanche au programme des Fêtes Médiévales de Lusignan dans la Vienne. Le dresseur Frédéric Chesneau qui avait qualifié ses détracteurs d'"écolo terroristes" a fait le show devant plus d'une centaine de spectateurs. 

"Il n'est pas content, on lui donne un bonbon. Il travaille bien, on lui en donne deux pour l'encourager. Il s'énerve, on lui donne tout le sac et on court très très vite"

"Cet ours a la même haleine que ma belle-mère!"

De simples barrières métalliques et un fil électrique débranché séparaient le public de l'ours tenu en laisse. "Né en captivité un 14 février, d'où son prénom, Valentin a grandi dans un zoo privé du Texas, élevé au biberon, il avait vocation à être vendu pour devenir un gibier de chasse quand nous l'avons recueilli", raconte Frédéric Chesneau. 

"On voit que ce n'est pas un ours qui a été maltraité" (Sophie, une spectatrice)

Hilare à chacune des (nombreuses) blagues potaches du dresseur, le public en redemande. "Il a été génial, le spectacle était vraiment impressionnant", dit cette mère de famille. "Délicieusement beau, joli et drôle", ajoute son mari. "On va faire un truc rigolo, annonce Frédéric Chesneau, nous allons cacher un chamallow dans le slip de monsieur le maire". L'intéressé, René Gibault, accepte de placer une guimauve à la fraise et à la vanille mais uniquement entre ses lèvres avant que Valentin récupère délicatement la confiserie. "Pour mon dernier mandat, c'est extraordinaire, je n'étais pas du tout prévenu."

"Un ours ne mange pas de chamallow"

Maintenus par les gendarmes au pied de la cité médiévale, une vingtaine de militants de l'association Libération Animale 86 ont protesté contre ce spectacle "cruel". Éloignés du centre-ville par un arrêté municipal interdisant toute manifestation, ces défenseurs de la cause animale ont interpellé avec des pancartes et des slogans les visiteurs des Fêtes Médiévales. 

"Le plus choquant ? Les récompenses données à l'ours, des chamallows ! Le dresseur explique que nous avons la même anatomie et que si les bonbons sont bons pour nous, ils le sont aussi pour lui ! Sauf que les bonbons sont mauvais pour la santé et on ne trouve pas du sucre à l'état naturel" (Julie, Libération Animale 86) 

"Le dresseur a demandé à son ours de s'asseoir alors que ce n'est pas une position naturelle pour un animal qui ne se déplace qu'à quatre pattes", explique Gladys. "L'ours, une fois qu'il aura fini de divertir les humains, retournera dans sa cage, les positions qui lui sont demandées ne sont pas naturelles, le dressage c'est violent, mais c'est surtout ce qui se passe après le spectacle qui est particulièrement cruel pour l'ours".