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Société

« A Maffia nò, a vita iè » : État et région doivent agir

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Par , , France Bleu RCFM

Le collectif "A maffia nò, A vita iè" a tenu ce jeudi à Bastia la première des réunions publiques qui seront prochainement organisées dans toute l'île pour porter son message de refus du système mafieux en Corse.

Le collectif "A maffia nò, A vita iè" a tenu ce jeudi à Bastia sa première réunion publique
Le collectif "A maffia nò, A vita iè" a tenu ce jeudi à Bastia sa première réunion publique © Radio France - Pierre-Louis Sardi

Corse, France

A ce jour, le collectif créé il y a quelques semaines affiche 3000 adhérents, et les personnes présentes ont appelé la société civile et les élus à clairement rejeter la mafia. Ils ont aussi demandé à l'État d'exercer ses pouvoirs régaliens en matière de police et de justice pour stopper le phénomène.

A ce jour, le collectif crée il y a quelques semaines affiche 3000 adhérents - Radio France
A ce jour, le collectif crée il y a quelques semaines affiche 3000 adhérents © Radio France - Pierre-Louis Sardi

Vincent Carlotti

Vincent Carlotti, un des porte-paroles du collectif : « J’ai rêvé toute ma vie d’avoir des gens qui acceptent de s’exprimer sur cette question, elle m’agite depuis longtemps. Là pour la première fois j’ai vu des gens venir en nombre, participer, ouvrir la bouche…La mafia c’est le silence, l’anti mafia c’est la parole, à partir du moment où les gens commencent à s’exprimer ça ira mieux…Que va faire le gouvernement qui sur cette affaire a une indifférence scandaleuse ? Les flics sont prêts, les juges travaillent, s’il n’y a pas une volonté de l’État qui leur donne une feuille de route on n’avancera pas et pour l’instant je ne la sens pas. »

Marie-France Giovannangeli - Radio France
Marie-France Giovannangeli © Radio France - RCFM

Marie France Giovannangeli, une des porte-paroles : «  Il est important maintenant que ce débat se tienne dans de bonnes conditions. _Alimenté par des propositions et des réflexions de la part des élus mais aussi des citoyens_…il ne faut pas oublier de rappeler à l’État qui continue aujourd’hui à être dans un déni total. Madame la préfète devrait se poser la question : pourquoi un certain nombre de personnes aujourd’hui en Corse ont décidé de prendre la parole ? Pourquoi une forte participation ? Il n’y a que L’État, la préfète, le procureur qui refusent d’admettre qu’il y a problème. »

Et puis la parole a été libérée, lorsqu'il a été question de la porosité entre certains élus et des personnes mises en cause dans des affaires liées au grand banditisme. 

Au cours du débat, la question de la proximité du président de l’assemblée de Corse avec Charles Pieri a été évoquée. Marie-France Giovanangelli a répondu : "qu'aujourd’hui comme d’ailleurs hier, on trouve en effet une proximité entre des élus et des personnes qui ont été soit impliquées soit dont les noms sont revenus très souvent dans des problèmes de gangstérisme important. Madame Bozzi est la fille d’une mairesse qui a été assassinée, elle-même sœur d’un membre connu de la bande du petit bar. Il y a eu au temps de Paul Giacobbi également des personnes sulfureuses auprès de lui. Il y avait des personnes sur la liste de Monsieur Orsucci également proches des Federici. Tout ça nous fait dire que ce n’est pas le propre d’un seul groupe politique, bien malheureusement ce n’est pas le propre d’une seule personne élue d’avoir des accointances avec des personnes dont normalement aujourd’hui dans la situation grave que vie la Corse, tout élu prenant ses responsabilités et disant je suis vraiment dans une démarche étique, tout élu de ce type ne devrait plus tolérer d’avoir ce type de personne dans ses rangs. »

Marie-France Giovanangelli, membre du collectif A Mafia no, a vida ié

Un appel a aussi été lancé au président de l'exécutif de Corse, afin qu'il organise rapidement le débat qu'il avait annoncé devant l'assemblée de Corse, et qui, selon les membres du collectif, se fait attendre.

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