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Société

PHOTOS - A Marseille, le Mémorial des camps de la mort devient le Mémorial des Déportations

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Par , France Bleu Provence

Après sept ans de fermeture, le Mémorial des camps de la mort à Marseille devient le Mémorial des Déportations. Il avait été inauguré en 1995 dans un ancien blockhaus de 1942 près du Vieux Port, à l'occasion du 50e anniversaire de la Libération des camps d'Auschwitz-Birkenau.

le Mémorial des Déportations , à Marseille, au pied du Fort St Jean
le Mémorial des Déportations , à Marseille, au pied du Fort St Jean © Radio France - Corrine Blotin

Marseille, France

C'est dans un ancien bunker construit par les Allemands en 1943 lors de l’occupation de Marseille, que la ville avait choisi symboliquement en 1995 à l'occasion du 50e anniversaire de la Libération des camps d'y ouvrir alors le Mémorial des camps de la mort. Après 7 années de fermeture, suite au lancement des travaux du MUCEM, il vient d'être ré-ouvert . Il est désormais rattaché au Musée d'Histoire de Marseille, dont Anne Blanchet est la conservatrice, et a été rebaptisé "Mémorial des déportations" au pluriel "parler des camps de la mort, c’était peut être envisager cette histoire par la fin, c’est-à-dire ce qu’ont découvert les alliés à la libération" explique Anne Blanchet "alors que nous on  souhaitait partir du début, de ce qui c’était passé à Marseille, et donc des politiques de répression et de persécution qui avaient été mises en œuvre à Marseille par les nazis avec la collaboration de l’état de Vichy" .

plus de 4000 noms de déportés déjà inscrits sur le Mur des Noms

Dès l'entrée, des photos d’époque sur grand écran  nous plongent dans la réalité des rafles de janvier 1943, des panneaux explicatifs, des écrans tactiles sur lesquels on peut lire  40 témoignages  de déportés marseillais,  et d’autres, filmés par Sophie Nahum, à écouter et  regarder. Certains d'entre eux ont très longtemps refusé de témoigner et se livrent enfin. Et puis il y a  le "Mur des Noms" où figurent les noms et l'âge de ceux qui ne sont jamais revenus. "Ce mur a une vocation symbolique et permet de redonner une identité aux hommes, aux femmes et aux enfants envoyés vers des prisons du Reich, des camps de concentration ou des centres de mise à mort. " Anne Blanchet qui précise qu'il s'agit là d'une "_liste évolutive, un travail historique toujours en cours"__.  _Chaque année, une nouvelle version de ce Mur des Noms sera mise à jour rendant compte des recherches menées par des historiens et des associations au fil des mois. 

le Bunker Infirmerie construit par les Allemands en 1942, photographié à la libération de Marseille fin août 1944 - Aucun(e)
le Bunker Infirmerie construit par les Allemands en 1942, photographié à la libération de Marseille fin août 1944 - C&J Jansana
photo de propagande allemande prises lors des rafles de Marseille en 1943 - Aucun(e)
photo de propagande allemande prises lors des rafles de Marseille en 1943 - Bundesarchiv
Le Mur des Noms où figurent plus de 4000 noms de déportés marseillais vers des camps d'où ils ne sont jamais revenus - Radio France
Le Mur des Noms où figurent plus de 4000 noms de déportés marseillais vers des camps d'où ils ne sont jamais revenus © Radio France - Corrine Blotin
Des urnes contenant des cendres et de la terre recueillies dans l''enceinte des anciens  camps de concentration  - Radio France
Des urnes contenant des cendres et de la terre recueillies dans l''enceinte des anciens camps de concentration © Radio France - Corrine Blotin
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