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Société

À Montpellier, des manifestants blessés dénoncent la nouvelle stratégie de maintien de l'ordre

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Par , France Bleu Hérault

Pour la première fois samedi 9 novembre, les forces de l'ordre ont utilisé la technique de la nasse pour contenir les manifestants venus défiler dans le centre-ville de Montpellier. Deux manifestants dénoncent des violences disproportionnées.

Guillaume et sa soeur,
Guillaume et sa soeur, © Radio France - Adèle Bossard

Montpellier, France

Samedi 9 novembre, lors de la manifestation des "gilets jaunes" dans le centre-ville de Montpellier, les forces de l'ordre ont utilisé pour la première fois la technique dite de la nasse, qui consiste à fixer les manifestants dans un endroit clos. Mais cela a donné lieu à des violences disproportionnées, dénoncent une vingtaine d'organisations montpelliéraines (dont la LDH 34, Attac Montpellier, Médecins du Monde Languedoc-Roussillon, FI et PCF Montpellier, NPA 34 ou certains groupes de "gilets jaunes"...). Elles signent un communiqué commun intitulé "Ne laissons pas la police sombrer dans la violence".

Guillaume et Sophie, blessés lors de la manifestation du 9 novembre à Montpellier. - Radio France
Guillaume et Sophie, blessés lors de la manifestation du 9 novembre à Montpellier. © Radio France - Adèle Bossard

Ce communiqué s'appuie sur le témoignage de deux manifestants. Guillaume et sa petite sœur, Sophie, tous deux habitués des manifestations de "gilets jaunes", sont passés dans le cortège samedi dernier. C'est là qu'ils se sont retrouvés "nassés", bloqués au croisement de la rue Obilion et de la rue de la Manufacture, entre la place de la Comédie et la gare.

"Ce qu'on vécu là, c'était une première, explique Sophe. D'être nassés comme ça et d'avoir toutes les rues bloquées. On aurait dit un guet-apens. On vous fait croire qu'on vous laisse une porte de sortie, vous arrivez et vous êtes lynchés comme ça. C'est une première."

Guillaume a été blessé a reçu un coup de matraque à l'arrière du crâne. - Radio France
Guillaume a été blessé a reçu un coup de matraque à l'arrière du crâne. © Radio France - Adèle Bossard

La scène a été filmée (voir notamment ici et ici). On voit la police charger au moment où Guillaume et Sophie tentent de quitter la rue, les bras en l'air. Lui reçoit un coup de matraque dans le crâne, elle est frappée à la colonne vertébrale et aux jambes. "Nous attirer pour nous faire avancer, puis pour après nous charger comme ça, c'est déloyal, juge Guillaume. C'est déloyal et c'est dangereux ! J'ai pris un coup derrière la nuque, je le prenais mal, j'étais mort. Les autres gens qui ont été bousculés, pareil. Il faut se rendre compte que cette violence peut être très dangereuse."

ÉCOUTEZ - Guillaume, manifestant blessé dans la "nasse" des forces de l'ordre.

Au contraire, il n'y a aucune volonté de violence chez les forces de l'ordre, rétorque Bruno Bartocetti, le secrétaire régional du syndicat SGP Police FO. Pour lui, cette technique évite au contraire d'aller à l'affrontement, et donc à la violence, avec les manifestants. "On isole ces manifestants qui sont sur un rassemblement non autorisé et on leur demande de partir sur une direction qu'on leur impose, pour la tranquillité des biens, d'autrui, des commerçants, des citoyens. C'est une technique qui a fait ses preuves et qui n'est pas remise en cause", maintient-il. 

ÉCOUTEZ - Bruno Bartocetti, délégué régional du syndicat SGP Police FO, estime que la manifestation a été menée dans les règles.

Bruno Bartocetti assure que cette technique de maintien de l'ordre sera à nouveau utilisée dans les prochaines manifestations à Montpellier. Les deux manifestants, Guillaume et Sophie, ont de leur côté déposé des signalements à l'IGPN, au préfet de l'Hérault et au procureur de la République.

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