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Société
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : les manifestants montpelliérains pas convaincus par le retrait de l'âge pivot

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Par , France Bleu Hérault

Alors que le premier ministre Édouard Philippe a ouvert la porte à un retrait "provisoire" de l'âge-pivot du projet de réforme des retraites, environ 6.000 personnes ont manifesté dans tout l'Hérault, déterminées à poursuivre la mobilisation.

Selon la préfecture, environ 3.500 personnes ont défile à Montpellier contre le projet de réforme des retraites
Selon la préfecture, environ 3.500 personnes ont défile à Montpellier contre le projet de réforme des retraites © Radio France - Elena Louazon

La mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas dans l'Hérault. Au 38ème jour de mobilisation, au moins 3.500 personnes ont défilé à Montpellier selon la préfecture. Une manifestation qui intervient alors que le premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à trouver un "compromis solide" après avoir rencontré l'ensemble des partenaires sociaux vendredi 10 janvier.

L'annonce du retrait provisoire de l'âge-pivot, demandée par certains syndicats -UNSA et CFDT en tête- n'a pas contenté les manifestants à Montpellier. Ils ont bien l’intention de poursuivre la mobilisation. "C'est juste histoire de faire semblant qu'il y a une vraie négociation qui a eu lieu, sauf qu'il n'y a absolument pas de négociation avec les syndicats, souffle Julien, paysagiste. De toutes façons le texte est déjà passé au Conseil Constitutionnel..." 

Des manifestants remontés

Dans le cortège, son agacement est partagé. Un mot revient en boucle : "retrait". "On veut le retrait, on veut de la justice sociale, défend Marie, une enseignante. La retraite par répartition, elle est peut-être à parfaire, parce que c'est vrai que certains métiers n'ont pas de retraites décentes à l'heure actuelle. Mais on se bat pour tout le monde". 

"Il y a aurait un compromis possible : le retour de la retraite à 60 ans, avec 37 annuités et demi, plaisante Françoise, sage-femme au CHU et secrétaire de la CGT-CHU. Ça ce serait un bon compromis, là on irait tout de suite", rigole-telle. De toutes façons l'âge-pivot c'est l'arbre qui cache la forêt. Cette réforme elle n'est là que pour enrichir les assurances privées auxquelles certains pourront cotiser pour se faire une retraite complémentaire...mes enfants méritent mieux ce qu'on leur prépare. Ce n'est pas juste !"

Ils peuvent compter sur le soutien du philosophe Edgar Morin, 98 ans, rencontré aux abords du cortège. Il partage leurs revendications. "Le projet n'a pas été réfléchi, regrette-t-il. Il ne faut pas réfléchir avec des calculs de technocrate. Ce projet en réalité c'est avant tout pour faire des économies financières, mais le vrai problème, c'est qu'il faut prendre en compte les différentes pénibilités, qui ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques, avec la surcharge de travail dans les bureaux, dans les entreprises. Autrement dit, il faut tout remettre à plat ! Parce que ce n'est pas seulement les retraites, c'est un ras-le-bol généralisé !"

À Béziers ils étaient près de 2.000 selon les chiffres de la préfecture, qui a également comptabilisé 300 manifestants à Sète. À Montpellier, une personne a été interpellée à l'issu du rassemblement pour des jets de projectiles.

Les manifestants à Montpellier ne sont pas convaincus par les annonces d'Édouard Philippe

Françoise, sage-femme et secrétaire de la CGT-CHU va poursuivre la mobilisation

Les manifestants ont reçu le soutien du philosophe Edgar Morin

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