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Dossier : Coronavirus Covid-19

A Nancy, des chercheurs proposent un exosquelette pour soulager les soignants du CHRU

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

A Nancy, deux chercheurs de l'INRIA et de l'INRS ont trouvé une solution pour soulager les personnels hospitaliers du CHRU de Nancy lors de la crise de la Covid-19, en leur proposant un exosquelette.

Serena Ivaldi, chargée de recherche dans l'équipe Larsen a travaillé sur un exosquelette pour soulager les personnels hospitaliers.
Serena Ivaldi, chargée de recherche dans l'équipe Larsen a travaillé sur un exosquelette pour soulager les personnels hospitaliers. © Radio France - Marie Roussel

Habituellement les exosquelettes sont utilisés dans l'industrie automobile. Ces appareils, fixés sur le corps humain, permettent aux ouvriers d'augmenter leurs capacités. L'idée de proposer des exosquelettes à destination du personnel hospitalier, et notamment des médecins des services de réanimations du CHRU de Nancy, est donc très novatrice.

Répondre à l'urgence de la crise du coronavirus

Elle provient d'une collaboration de deux chercheurs de l'INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) et l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité), Serena Ivaldi et le docteur Nicla Settembre. Le projet ExoTurn est né fin mars, en plein pic épidémique du coronavirus. "Les médecins du CHRU m'avaient expliqué que le gros problème qu'ils avaient c'était de retourner les malades entubés, rapporte-t-elle. La plupart des patients qui étaient sous assistance respiratoire étaient obèses, et pesaient jusqu'à 150 kilos." La manœuvre, qui s'appelle decubitus ventral (DV), est déjà délicate en temps normal. Pendant la crise, les personnels hospitaliers étaient amenés à répéter ces gestes vingt fois par jour, contre dix fois par mois, comme l’explique le professeur Bruno Chenuel, coordinateur des équipes de Decubitus Ventral.

Serena Ivaldi cherche donc une solution pour limiter la fatigue des personnels hospitaliers, tout en prenant en compte plusieurs enjeux. "Les gens doivent l'utiliser toute la journée donc cela doit être confortable, cela ne doit pas empêcher les mouvements et ils doivent ressentir qu'il y a un bénéfice au niveau physique." 

Une solution trouvée en deux semaines

Face à l'urgence, Serena Ivaldi, aidée du docteur Nicla Settembre, multiplient les tests et les expériences et proposent aux médecins un exosquelette. L'appareil, ultra-léger, pèse à peine deux kilos. Il est composé de deux sangles, au niveau de la poitrine et des hanches, et d'une plaque sur chaque jambe. "L'idée c'est que la force des charges appliquées au niveau des lombaires se déporte sur la poitrine et sur les cuisses."

"Les médecins s'attendaient à quelque chose du type Iron Man alors qu'en fait pas du tout !"

Aussitôt essayé, aussitôt adopté : dans les services de réanimation du du professeur Bruno Levy et du docteur Antoine Kimmoun au CHRU de Nancy, l'exosquelette a agréablement surpris les personnels. "Ils sont très contents ! Il a suscité beaucoup de curiosité et ceux qui ont travaillé avec n'ont pas du tout été gênés dans leur mouvement." L'hôpital est désormais équipé de deux exosquelettes. Et l'équipe de Serena Ivaldi travaille à une nouvelle version.

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