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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

A Notre Dame de Lorette, un rosier pour chaque Poilu disparu

mardi 12 mars 2019 à 3:06 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord et France Bleu

Ce lundi matin, 16 lycéens du Pas-de-Calais ont débuté une campagne de plantation de rosiers dans la plus grande nécropole française. Objectif : resserrer les liens entre les générations futures et ces soldats de la Grande Guerre.

Les jardiniers de la nécropole ont prêté main forte aux 16 élèves du lycée Senez d'Hénin-Beaumont
Les jardiniers de la nécropole ont prêté main forte aux 16 élèves du lycée Senez d'Hénin-Beaumont © Radio France - Stéphane Barbereau

Ablain-Saint-Nazaire, France

Dans le vent frais de la fin d'hiver, seize lycéens d'Hénin-Beaumont se sont transformés en jardinier pour planter des rosiers devant 250 croix blanches sous lesquelles reposent des soldats morts lors dans l'Artois il y a à peine plus de cent ans. Un moment fort pour Mathieu : 

On est touché et on est surtout épaté par le nombre de tombes.

D'ici la fin avril, ce sont 1 800 rosiers qui auront pris racine devant autant de tombes de soldats tombés pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918). C'est l'association du Monument de la Garde d'Honneur qui a pris l'initiative de cette opération à la demande de l'Office national des anciens combattants en charge de l'entretien des tombes. Jacky Lefort est le vice-président de l'association

Un rosier, un soldat, un jeune. Ils s'approprient par la plantation d'un rosier le nom d'un mort pour la France qui se trouve sous leurs pieds et qui a quasiment le même âge qu'eux. 

La classe de Terminale Accueil du lycée professionnel de Senez, à Hénin-Beaumont. - Radio France
La classe de Terminale Accueil du lycée professionnel de Senez, à Hénin-Beaumont. © Radio France - Stéphane Barbereau

Au milieu des 42 000 tombes, dont 20 000 seulement sont identifiées, et des 8 ossuaires répartis sur cette colline de l'Artois, Adam semble très impressionné par la solennité du lieu : 

C'est bneau de voir qu'après tout ce temps, on n'a pas oublié leur sacrifice

Une visite qui vaut tous les cours d'Histoire

La professeure de Lettres-Histoire, Aline Chudy est très attaché à ce genre de visite, concrétisation d'heures de cours passés en classe : 

Quelque part, ils sont propriétaires d'un rosier, d'un espace et de faire revivre à leur manière quelqu'un qui est décédé ici. L'Histoire, c'est d'abord véritablement aller sur les lieux et comprendre les différents événements.

42 000 soldats reposent à Notre-Dame-de-Lorette (62), la plus grande nécropole de France - Radio France
42 000 soldats reposent à Notre-Dame-de-Lorette (62), la plus grande nécropole de France © Radio France - Stéphane Barbereau

Des élèves émus, très marqués à la fin de cette matinée de visite. Certains promettent déjà de revenir comme Elodie Lekeux, 18 ans :

J'ai repéré quelques noms et je compte justement revenir pour voir comment les roses ont poussé. 

C'est aussi le but de ce genre d'initiatives : mettre des noms de victimes, des lieux, des histoires derrière des dates apprises à l'école et espérer que ces élèves transmettront ensuite ce savoir à leur famille.