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A Orléans, les restaurateurs, hôteliers et cafetiers lancent un cri d'alerte : "Nous ne tiendrons pas"

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Par , France Bleu Orléans

Restaurateurs, cafetiers, hôteliers et propriétaires de discothèques se sont réunis place de la République, à Orléans ce samedi. Un rassemblement à l'appel de l'UMIH, l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie, pour réclamer la réouverture de leurs établissements.

Les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie se sont rassemblés à Orléans
Les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie se sont rassemblés à Orléans © Radio France - Cécile Da Costa

Place de la République, en plein cœur d'Orléans, ils sont une vingtaine de professionnels de l’hôtellerie et de la restauration à s'être réunis ce samedi après-midi. La mobilisation, lancée par l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (l'UMIH), a pour but de réclamer la réouverture des cafés, bars, restaurants, hôtels et discothèques, fermés en raison de l'épidémie de Covid-19. "Laissez-nous travailler", peut-on lire sur une pancarte installée sur l'estrade. 

"On est passé de 15 heures de travail par jour, à plus rien du tout", se désole Dominique Delauné, propriétaire du café de la Poste à Bellegarde, dans le Loiret. "Moi je veux travailler, je veux recevoir mes clients, entendre rire, ce lien social est important."

L'UMIH demande plus d'aide et plus de visibilité pour les établissements
L'UMIH demande plus d'aide et plus de visibilité pour les établissements © Radio France - Cécile Da Costa

Depuis le 21 octobre son établissement est entièrement fermé, son seul salarié est au chômage partiel. "J'ai 1.500 euros d'aides par mois, et après avoir payé le loyer de mon café, j'ai plus que 600 euros pour vivre." Impossible pour elle de s'en sortir seule financièrement ; à 60 ans, elle n'a pas d'autre choix que de faire appel à sa famille pour l'aider. "Sinon, désolée de dire ça mais je me tire une balle dans la tête." 

Il faut que nous puissions nous projeter

"Nous demandons de la visibilité pour nos entreprises", déclare Sabine Ferrand, présidente de l'UMIH Centre-Val de Loire. "Il faut que nous puissions nous projeter, et pour ça, une date de réouverture ça n'est pas suffisant." 

Ce que l'UMIH réclame en premier lieu, c'est la clarification de certaines mesures et l'augmentation des aides. "Ce qu'il nous faut, c'est un véritable plan de relance, négocié avec les professionnels du métier", poursuit la propriétaire d'un restaurant et d'une discothèque dans le Loir-et-Cher. 

Sabine Ferrand est président de l'UMIH Centre-Val de Loire
Sabine Ferrand est président de l'UMIH Centre-Val de Loire © Radio France - Cécile Da Costa

Ce qui inquiète aussi, ce sont les conditions de réouverture de ces établissements : quel protocole devra s'appliquer ? "Il n'est pas question de rouvrir fin janvier avec un protocole sanitaire encore plus strict", explique Thierry Deraime, président de l'UMIH 45. "Les commerces ont rouvert avec une jauge de 8m2 par client, il est évident que dans nos établissements ça ne nous permettra pas d'absorber les frais." 

Pour le président de l'UMIH du Loiret, les reports de charges mis en place pour aider les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie ne font que "reporter le problème". "Quand on va rouvrir, les aides vont disparaître, et c'est là qu'on va couler, parce que les aides n'auront pas suffit." 

Toute une filière impactée 

Parmi les manifestants, Tom Bergerard est saisonnier. Il devait partir pour Megève, en Haute-Savoie, pour occuper un poste de serveur dans un hôtel de luxe. "Il y a beaucoup de saisonniers, comme moi, qui travaillent beaucoup à l'étranger et qui aujourd'hui restent sans droit au chômage, parce qu'ils n'ont pas assez cotisé les années précédentes", regrette-t-il. "On n'est pas reconnus, il y a des effets d'annonce mais pour le moment on ne perçoit aucune aide." 

De l'autre côté de la filière, il y aussi les grossistes. Julien Shoen fait partie d'une entreprise familiale de distribution de boissons dans la région Centre. "On est à l'arrêt pour la deuxième fois de l'année, c'est 98% du chiffre d'affaires en moins." Ses seuls clients restent les hôpitaux et les EHPAD. "Aujourd'hui, on n'a aucune aide du gouvernement, on n'a pas accès aux mêmes aides que nos clients, on se considère comme oubliés de la filière", ajoute-il.

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