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A Paris, 250 manifestants pour défendre le droit au logement

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Par , France Bleu Paris

Comme chaque début d'année, les militants de l'association du Droit au logement ont défilé dans les rues de Paris, appelant les autorités à réquisitionner des bâtiments vides pour mettre à l'abri les plus fragiles. Cette année, sur fond de pandémie, la situation est bien plus préoccupante selon eux.

Le cortège s'est élancé de la rue du Bac, en face du ministère du logement.
Le cortège s'est élancé de la rue du Bac, en face du ministère du logement. © Radio France - Pauline Josse

C'est une équation qui leur paraît évidente. Celle du nombre de logements vacants à Paris par rapport au nombre de personnes sans-abri ou mal logées. Ce samedi, environ 250 manifestants ont marché du ministère du Logement à la gare Saint-Lazare pour demander aux autorités la réquisition de 7 immeubles vides de la capitale. Sur le chemin, le cortège a marqué des arrêts symboliques devant trois d'entre eux, accrochant à leur porte une grande affiche : on y voit une Marianne avec un pied de biche

Le premier arrêt est marqué devant ces anciens locaux de la Documentation Française, dans le VIIème arrondissement
Le premier arrêt est marqué devant ces anciens locaux de la Documentation Française, dans le VIIème arrondissement © Radio France - Pauline Josse

Nasri est l'un de ces colleurs d'affiche, il espère que le message sera passé auprès des propriétaires, mais surtout auprès des autorités. Un peu plus loin, Maurice observe la scène, écœuré. Il vit en ce moment à la rue, dans une tente porte de Versailles.

Forcément ça me dégoûte de voir ces bâtiments vides. On a l'impression que l'Etat s'en fout de nous, que l'on est des fantômes pour eux

Les militants historiques du Droit au logement ont été rejoints cette année par des collectifs de défense des droits des sans-papier, des militants d'Attac, de Solidaires ou encore d'Europe Ecologie les Verts. Lors des prises de parole successives, tous évoquent le souvenir de l'oeuvre de l'Abbé Pierre, une source d'inspiration dans l'action à mener.

Salimata est venue manifester avec son jeune fils. Elle est en ce moment mise à l'abri dans un dispositif d'hébergement d'urgence, mais elle dénonce l'insalubrité de son lieu de vie : "Il y a des punaises de lit, de la moisissure, pas de fenêtre. Mon fils est tout le temps malade." Une situation encore plus difficile à vivre avec les confinements successifs et la crise sanitaire. 

Jean-Baptiste Eyraud est le porte-parole du Droit au logement. Pour lui, l'appareil législatif est largement suffisant en France pour garantir la mise à l'abri de tout le monde. Le problème, c'est l'application concrète de ces lois : 

Plutôt que de réquisitionner des logements comme la loi le permet, l'Etat criminalise les squatteurs. Alors que c'est normal de pousser une porte pour se mettre à l'abri quand on vit à la rue.

Le porte parole du DAL rappelle que la réquisition "n'est pas une spoliation, ni une expropriation. C'est indemnisé et temporaire." Il estime qu'en Île-de-France, 400 000 personnes sont mal logées. 

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