Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

À Paris, la pérennisation des terrasses provisoires inquiète les riverains

-
Par , France Bleu Paris

Alors que la maire socialiste Anne Hidalgo compte maintenir les terrasses éphémères sur les places de stationnement après le 30 septembre, des habitants se plaignent du bruit des clients. Reportage dans le Xe arrondissement, près du canal Saint-Martin.

Dans la rue Marie et Louise, les habitants se plaignent des nuisances sonores avec l'extension des terrasses provisoires et refusent qu'elles y restent après le 30 septembre.
Dans la rue Marie et Louise, les habitants se plaignent des nuisances sonores avec l'extension des terrasses provisoires et refusent qu'elles y restent après le 30 septembre. © Radio France - Victoria Koussa

"J'ai beau être au sixième, des hurlements, des rigolades, des applaudissements, des gens qui parlent fort... Je dors parfois avec des boule Quies". Dans le hall de son immeuble de la rue Marie et Louise, près du canal Saint-Martin (Xe arrondissement) à Paris, Isabelle n'en peut plus. Depuis l'installation des terrasses provisoires, le 2 juin dernier, pour permettre aux restaurateurs de s'en sortir après des semaines de confinement, certains vivent un cauchemar. Pire : ils craignent de devoir le vivre encore toute l'année, même après le 30 septembre. La maire socialiste Anne Hidalgo entend pérenniser les terrasses provisoires. "Mais je vais vendre moi !" s'exclame Gérard. "On ne peut pas dormir ici, le bruit monte le long des façades", déplore-t-il. Des habitants de la rue se sont même rassemblés fin juin dans un collectif.

"On ne veut pas que ça devienne Oberkampf !"

D'après le collectif de riverains de la rue Marie et Louise, le nombre de clients dans la rue est passé de 60, avant, à 250 au moment de l'extension des terrasses, du mardi au samedi. Soit quatre fois plus. "Avant la rue était très calme, ensuite, des restaurants et des bars, huit en tout, se sont installés... Mais il y avait un équilibre ! Jusqu'à l'extension des terrasses..." explique Pierre, qui porte la voix de ses voisins. 

D'après le collectif, qui sera reçu par la maire du Xe arrondissement en septembre, il n'y a aucune concertation avec les habitants."On était prêt à prendre sur nous jusqu'au 30 septembre, mais là... ce n'est pas possible ! Le bruit remonte car c'est une rue très étroite, c'est une caisse de résonance, quand on rentre du travail, on est très fatigué, c'est brutal et c'est d'autant plus dur de se dire que ce serait peut-être toute la vie, sept jours sur sept", ajoute Pierre. Selon lui, "des gens sont paniqués et envisagent de partir". "On sait qu'un quartier peut vite basculer... On ne veut pas que ça devienne Oberkampf !" Il affirme que 60% de la surface disponible dans la rue est occupée par les commerçants.

Des restaurateurs qui ont besoin des terrasses

Larry tient l'un des sept restaurants de la rue. "Je comprends que certains se plaignent du bruit, car il y a plus de monde, mais mes clients sont silencieux, assure-t-il, en même temps, on est sur Paris, on est dans un quartier où ça vit, dont forcément il y a un moment où le bruit remonte". D'après le collectif, certains restaurateurs ne jouent pas le jeu et ne ferment pas leur terrasse provisoire à 22h, comme l'exige la mairie de Paris. 

Chaque soir, Larry fait tout pour être dans les temps, même si ce n'est pas évident. "C'est pas tenable, car on court tout le temps ! Quand on me dit 22h et quand on calcule, ça veut dire que je mets mes derniers clients en terrasse à 20h, c'est frustrant", déplore-t-il. Même s'il espère pouvoir continuer d'en profiter après le 30 septembre.

ECOUTEZ - Le reportage de la rédaction.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess