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Société

À Paris, les places manquent dans les cimetières

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La situation n'est pas nouvelle, mais elle devient chaque année plus alarmante. Il devient désormais très difficile de se faire inhumer dans un cimetière parisien intra-muros. La faute au manque de places, mais aussi à leur coût.

Le Père-Lachaise, l'un des 14 cimetières parisiens intramuros
Le Père-Lachaise, l'un des 14 cimetières parisiens intramuros © Radio France - Elodie Vergelati

Paris, France

Que ce soit au cimetière du Père-Lachaise ou bien à celui du Montparnasse, difficile de trouver un emplacement vide... Et pour cause, sur les 14 cimetières intra-muros que comporte la capitale, seulement une centaine de concessions seraient disponibles. Des concessions qui ont un prix, puisqu'il faut débourser près de 16.000 euros pour acquérir deux mètres carré à perpétuité. Un tarif qui n'a cessé d'augmenter au fil des années, faute de place.

Des cimetières en banlieue

La Mairie de Paris gère également six cimetières extra-muros, à Bagneux, Saint-Ouen, La Chapelle, Ivry, Pantin et à Thiais. Des cimetières qui ont l'avantage d'avoir de la place, et aussi de coûter bien moins cher. Il faut compter presque deux fois moins cher qu'à Paris pour y acquérir une concession perpétuelle de deux mètres carré, jusqu'à quatre fois moins pour le cimetière de Pantin et celui de Thiais dans le Val-de-Marne, le plus éloigné mais aussi le plus grand de tous les cimetières extra-muros.

Se faire inhumer en province

Certains Parisiens n'hésitent pas non plus à voir plus loin, comme le remarque Séverine Peruch, la directrice de marque des pompes funèbres Poulain et Roblot à Paris. "Certaines familles, qui possèdent des résidences secondaires ou des maisons de campagne en province n'hésitent pas à acheter des concessions là-bas pour se faire inhumer".

La demande est conséquente mais les faits sont là : il n'y a clairement plus assez de place à Paris-même" - Séverine Peruch, directrice de marque des pompes funèbres Poulain et Roblot.

La crémation et les urnes funéraires, qui prennent moins de place qu'un cercueil sont une autre solution pour pallier le manque de place. Il n'existe d'ailleurs qu'un columbarium à Paris, situé au cimetière du Père-Lachaise... Un columbarium qui est lui aussi débordé, en attendant la construction d'un deuxième. 

Moins de concessions perpétuelles

Pour Michel Kawnik, le président de l'Association Française d'Information Funéraire, le problème n'est pas nouveau, mais il a surtout été pris trop à la légère par la Mairie de Paris, et cela depuis une quinzaine d'années. "Il y a clairement une politique laxiste en la matière", affirme t-il. "Pendant des années, rien n'a été fait en laissant la patate chaude au prochain maire. Aujourd'hui, on se retrouve donc avec des cimetières parisiens qui sont devenus des lieux de promenade et de beaux musées, mais plus vraiment des lieux d'accueil pour les défunts parisiens".

Selon l'Association Française d'Information Funéraire, une partie du problème vient du fait du grand nombre de concessions accordées à perpétuité dans les cimetières parisiens. Une partie est pourtant laissée à l'abandon, et empêche l'installation de nouveaux défunts. L'association demande donc maintenant l'interdiction des ventes de concessions perpétuelles pour passer à un système décennal et renouvelable dans le temps.

Des reprises administratives

La Mairie de Paris a pourtant autorisé dès 2003 la vente de concessions de dix, vingt ou trente ans dans ces cimetières. Elle procède également à plusieurs reprises administratives pour en récupérer, même si la procédure prend du temps, voire beaucoup de temps. En effet, pour reprendre une concession, il faut qu'elle ait au moins trente ans, et que la dernière inhumation date d'au moins dix ans. Une fois les vérifications effectuées, il faut encore rajouter trois à quatre ans de procédures.

L'année dernière, la Mairie de Paris en avait revendu plus de 150. Elle espère également revendre plusieurs chapelles dont elle est propriétaire au Père-Lachaise pour répondre à une partie de la demande.

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