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Société

A Paris, un jogging en hommage à Alexia Daval

samedi 4 novembre 2017 à 17:25 Par Etienne Escuer, France Bleu Paris

Ce matin, à Paris, plus de 200 personnes ont rendu hommage à Alexia Daval, la joggeuse dont le corps a retrouvé en Haute-Saône. Parmi les coureurs, beaucoup de femmes, habillées en rose ou en noir.

Karine Mercier (à droite), a organisé le rassemblement parisien.
Karine Mercier (à droite), a organisé le rassemblement parisien. © Radio France - Etienne Escuer

Paris, France

C'est une joggeuse, Karine Mercier, qui a lancé l'initiative sur les réseaux sociaux. Si elle ne pensait au départ réunir que quelques amis, le phénomène a rapidement pris de l'ampleur. Plus de 400 personnes s'étaient inscrites à l'événement Facebook créé pour l'occasion. Les coureurs, un peu de plus de 200 au final, se sont élancés depuis la place de la Bastille, pour un footing de 45 minutes environ sur les quais de Seine. Quelques hommes ont fait le déplacement mais le rassemblement est essentiellement composé de femmes, et beaucoup d'entre elles ont déjà eu peur en courant.

Peur d'aller courir seule

Tine court depuis 35 ans, c'est une marathonienne chevronnée, mais cela ne l'empêche pas d'avoir peur lorsqu'elle part faire son jogging. "J'animais le jogging au bois de Boulogne", se remémore Tine. "Il m'est arrivé fréquemment de voir un type sortir d'un buisson, en train de se... [masturber, NDLR]. J'ai dit à mon directeur que je ne voulais courir seule et qu'il mette un homme avec moi"

Dans la foule, difficile de trouver une femme qui n'a jamais été abordée par un inconnu lors d'un footing, ou qui n'a jamais été victime de commentaires déplacés. Nombre d'entre elles ont donc mis au point des techniques pour se sentir plus en sécurité, comme l'explique Mirabelle : "Courir en groupe, prévenir des amis, ou encore utiliser une application pour indiquer aux autres que l'on est partie courir."

Des rassemblements à Paris et en province

Karine Mercier, l'organisatrice du rassemblement, appelle à ne pas tomber dans la psychose. Cette habituée des footing dans le bois de Vincennes n'a cependant pas de solution miracle pour arrêter les agressions de joggeuses. "Certains femmes partent avec des bombes lacrymogènes, ou des couteaux, c'est peut-être trop", confie Karine Mercier. "Mais il n'y aucune sécurité dans le bois de Vincennes, et je suppose que c'est pareil dans le bois de Boulogne. Ça doit aussi être le cas dans plein de villes ou campagnes de France. Il faudrait peut-être rajouter des éclairages, mais de toute façon, le risque zéro n'existe pas".

À ÉCOUTER : LE TÉMOIGNAGE DE DEUX JOGGEUSES PARISIENNES, AGNÈS ET FLORENCE

L'initiative de Karine Mercier a en tout cas eu un écho national, voire plus. Des footings ont été organisés dans plusieurs villes de province. La jeune femme a même reçu des témoignages venus de Belgique.