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Langues régionales : des centaines de manifestants défendent l'apprentissage immersif du béarnais

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Des centaines de personnes ont manifesté le samedi 29 mai devant la préfecture de Pau pour défendre le béarnais. Ils s'inquiètent de l'avenir des établissements Calandreta, après l'interdiction de l'apprentissage immersif des langues régionales par le Conseil constitutionnel.

300 personnes ont manifesté pour défendre l'apprentissage de l'occitan dans les écoles Calandreta.
300 personnes ont manifesté pour défendre l'apprentissage de l'occitan dans les écoles Calandreta. © Radio France - Margaux Queffélec

_"Pouvoir parler occitan et toutes les langues régionales, c'est une énorme richesse_", affirme Luc, un Palois qui a répondu à l'appel du collectif "Pour que vivent nos langues". Il fait partie des 300 personnes réunies devant la préfecture de Pau pour défendre la langue béarnaise et les établissements Calandreta, après une décision du Conseil Constitutionnel qui interdit l'enseignement fait dans une autre langue que le français à l'école

Pour Luc, un des manifestants palois, préserver le béarnais est essentiel.

Tous les manifestants veulent pouvoir transmettre le béarnais à leurs enfants et petits-enfants. Dominique est la grand-mère de deux petites filles, scolarisées dans l'école bilingue occitan-français de Pau. "Elles le parlent mieux que nous !", insiste celle qui regrette de ne pas ne "pas avoir eu la chance d'apprendre le béarnais à l'école". Pour Dominique, l'apprentissage de l'occitan dès le plus jeune âge va aider ses petites filles à apprendre des langues étrangères comme l'anglais et l'espagnol. 

"Notre langue est une des langues de la République" affiche ce tableau d'école installé par les manifestants devant la préfecture de Pau.
"Notre langue est une des langues de la République" affiche ce tableau d'école installé par les manifestants devant la préfecture de Pau. © Radio France - Margaux Queffélec

Les élèves des Calandretas se battent pour leurs écoles 

Le maire de Pau, François Bayrou, et le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle sont venus soutenir les manifestants. "La France s'est constituée autour de son Etat mais aussi de ses provinces, qui apportent leurs singularités et parmi elles, leur langue. C'est un bien commun !", affirme ce dernier. Il a soutenu la proposition de loi du député du Morbihan Paul Molac, désormais partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. 

On est fiers, on apprend la langue de notre région et ça c'est important. 

Beaucoup d'élèves scolarisés dans des établissements Calandreta sont présents pour défendre leur enseignement, comme Yanis, 13 ans. "On apprend tout autant le français que l'occitan, donc ça ne baisse pas notre niveau. On est fiers, on apprend la langue de notre région et ça c'est important", insiste le collégien. 

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