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Société

A Poitiers, un squat transformé en maison d'hébergement collectif pour migrants mineurs isolés

lundi 27 août 2018 à 4:01 - Mis à jour le lundi 27 août 2018 à 18:43 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou et France Bleu

Ils veulent aider les jeunes migrants et surtout leur offrir un toit. A Poitiers, un collectif de jeunes Poitevins squatte un immeuble appartenant au ministère de la justice. L'immeuble s'est mué depuis en "maison d'hébergement collectif pour mineurs isolés en danger".

Le squat sert à abriter des migrants mineurs
Le squat sert à abriter des migrants mineurs © Radio France - Isabelle Rivière

Poitiers, France

Ils ont décidé de mettre l'administration au pied du mur, à Poitiers, un collectif de jeunes Poitevins s'est auto-attribué un immeuble du ministère la justice; un bâtiment vide qu'ils ont décidé de squatter dans un premier temps, mais pour y installer de jeune migrants laissés à l'abandon dans les rues de Poitiers. Ce squat s'appelle "La Maison", lieu d'hébergement collectif pour mineurs isolés en danger". Ses nouveaux occupants veulent en faire un centre d'accueil toléré par les autorités. Le collectif à l'origine de cette initiative est en train de rédiger une convention pour que les propriétaires de la bâtisse leur permettent de demeurer in situ. Mais aussi à l'intention de la mairie et de l'Etat pour obtenir le statut  d'association d'intérêt public. Leur but à terme est de travailler à l'insertion de ces jeunes migrants. 

Un collectif très discret mais très actif

Ils sont une dizaine de Poitevins à l'intérieur de ce collectif,  des Poitevins âgés de 20 à 55 ans. En décembre dernier, les jeunes gens refusent de voir des migrants dormir dehors dans la rue. Ils participent à la gestion d'un premier squat, puis un deuxième dans une maison particulière. Les jeunes y sont nourris grâce aux collectes de nourriture réalisées tous les mardis soirs au bar pictave le Plan B, et tout se passe à peu près bien, jusqu'à ce qu'on leur coupe l'électricité. Le collectif trouve alors une autre bâtisse à squatter, pas loin de la place Notre Dame. 

Un règlement très strict

L'immeuble bourgeois qui s'élève sur 2 étages, arbore des fenêtres avec moulures et un petit balcon. Une vingtaine de jeunes migrants dorment là. Et pour maintenir une bonne ambiance au sein de la "Maison Poitiers", les membres du collectif ont établi des règles strictes : pas de vols, d'alcool, ou de drogue. Pas de comportements irrespectueux. Les militants dorment d'ailleurs à tour de rôle sur place pour veiller à ce que tout se passe au mieux.

Les règles de la "Maison Poitiers" - Aucun(e)
Les règles de la "Maison Poitiers" - Capture d'écran

Des affichettes sur la porte cochère

Vu de l'extérieur, à part de menus détails, rien ne laisse penser à un squat.  Il faut s'approcher de la porte cochère bordeaux pour lire ce qui est affiché sur des feuilles A4 : "Ce lieu est dorénavant notre domicile et notre résidence principale".  Tout y est dans ce copié-collé petit format ! Y compris les articles de loi stipulant que personne ne peut les expulser sans un ordre du tribunal.

Des affichettes sur la porte expliquent que les squatters sont désormais les occupants de ce lieu - Aucun(e)
Des affichettes sur la porte expliquent que les squatters sont désormais les occupants de ce lieu