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À Privas, presque tout le monde a respecté l'obligation de porter le masque sur le marché

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Ce mercredi, la préfecture de l'Ardèche a pris un arrêté imposant le port du masque sur les marchés, brocantes ou fêtes foraines du département. Le marché hebdomadaire de Privas était concerné pour la première fois ce samedi. La mesure a été grandement respectée.

Le port du masque obligatoire sur le marché de Privas ce samedi.
Le port du masque obligatoire sur le marché de Privas ce samedi. © Radio France - Willy Moreau

Des panneaux l'indiquent désormais à l'entrée du marché de Privas : le port du masque est obligatoire. Des policiers ont sillonné ce samedi matin les allées étroites du centre-ville mais n'ont pas eu besoin de rappeler beaucoup de monde à l'ordre. La mesure a été respectée par la plupart des personnes sur place. 

Je le mets mais ça me saoule - Régine

Il faut élever un peu plus la voix ce samedi matin sur le marché de Privas. Pas facile dans certains cas de se comprendre avec un masque sur le visage. Depuis le milieu de la semaine, il est obligatoire sur tous les rassemblements de plein air dans le département de l'Ardèche : brocantes, marchés, fêtes foraines. 

De rares personnes semblent ne pas être au courant. Brigitte, en train d'acheter une salade, a l'air embêtée. "Vous êtes sûr qu'il y a un panneau indiquant le port du masque obligatoire ? demande-t-elle. Je ne l'ai pas vu et je n'ai pas pris mon masque, il est resté dans la voiture..." Finalement, elle en trouve un et le porte bon gré mal gré : "Avec les lunettes et la buée, je vous garantie que ce n'est pas marrant". 

Des policiers se promènent dans les allées pour contrôler si la mesure est respectée. Théoriquement, le non-port du masque coûte 135 euros d'amende même si la préfecture avait annoncé quelques souplesses jusqu'au 15 août. La peur de devoir payer a malgré tout convaincu Régine : "J'ai vu les flics ! Je me suis dit heureusement que j'en ai gardé un au fond de mon sac. Tout le monde le porte donc je le mets mais ça me saoule si vous voulez mon envie"

Des commerçants sceptiques

Certains contournent la mesure en s'installant à la table d'un bar donnant sur la place de l'hôtel de ville. Françoise préfère s'en amuser : "C'est un peu dur, on ne reconnait pas les gens. Ça pourrait presque être ludique en disant 'ah c'est toi !' mais dessous, il y a un truc qui est un peu lourd"

De nombreux commerçants se montrent assez critiques. Robert, le fromager, est sceptique : "Je ne sais pas si sur un marché on peut être contaminé, en plein air comme ça. Et puis en Ardèche, il y a peu de monde contaminé". Le département compte en effet 4 cas positifs pour 100.000 habitants selon Santé Publique France mais certains font remarquer que des touristes sont présents sur le marché. 

Coralie, par exemple, vient de Strasbourg. Elle reprend Pierrot, un Ardéchois visage découvert qui croyait le masque obligatoire à partir de lundi. "Ça fait bizarre, ça fait une drôle d'atmosphère en ville, c'est un peu effrayant", dit le premier. "L'intubation, c'est pire", répond la seconde.  Pierrot ne rechigne pas à se couvrir le nez finalement. 

Dans une file d'attente, Pierrot se fait reprendre par Agnès et Coralie. Il pensait le masque obligatoire à partir de lundi.

Quelques voix saluent malgré tout la mesure. Christine fait partie des rares commerçants très satisfaits par l'obligation : "Si tout le monde participait, il partirait plus vite le microbe ! En plus avec le contact avec les clients, généralement on n'a pas un mètre de distance. Si la personne en face a le coronavirus, c'est sûr qu'on l'attrape"

Reste encore la chaleur du mois d'août et la sensation désagréable d'étouffement mise en avant par certains. Laurence préfère jouer la sécurité : "Mieux vaut étouffer l'été que d'étouffer du covid". Neuf malades sont toujours hospitalisés en Ardèche et une personne en est décédée la semaine dernière.

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