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Société

A Rennes, avant la fin du mois, des dizaines de familles de migrants pourraient se retrouver à la rue

mercredi 8 août 2018 à 20:44 Par Timour Ozturk, France Bleu Armorique

Ces familles étaient jusqu'ici logées dans des hôtels par le samu social. Mais la préfecture arrête de financer ces hébergements. Les migrants vont devoir quitter leurs chambres dans les semaines qui viennent.

L’hôtel du Val Blanc où sont hébergés certaines familles de migrants
L’hôtel du Val Blanc où sont hébergés certaines familles de migrants © Radio France - T.O.

Rennes, France

Pour Armelle, présidente de l'association "un toit c'est un droit",  ces chambres d’hôtel, "c'était mieux que rien". Les occupants s'étaient appropriés les lieux. Depuis un an, le samu reconduisait la location mois après mois. C'est terminé. "Il n'y a plus de sous" s'est justifié le 115 auprès de ces exilés. 

Parmi eux, Cathy, congolaise.  Elle réside en France depuis 6 ans, avec ses deux petites filles. Elle doit quitter sa chambre d’hôtel de Verne-sur-Seiche dans une semaine. Depuis le coup de fil du samu, c'est l'angoisse: elle ne sait pas où aller. 

Cathy doit partir de sa chambre d’hôtel le 14 août

L'association "un toit c'est un droit" qui intervient auprès de ces familles craint une "catastrophe humanitaire" si toutes ces personnes se retrouvent à la rue. Plus d'une centaine de migrants. C'est trop pour les autres structures d'accueil qui ne pourraient pas se charger de tout le monde. 

Ces familles doivent quitter les lieux à des dates différentes. Pour certains ce qui se joue ce n'est pas seulement l'expulsion d'un hôtel mais l'expulsion du pays. La préfecture assure que les déboutés du droit d'asile se verront proposer une aide au retour, ceux qui refusent, devront  de toute manière partir.