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Roybon : "ce sont des actes inadmissibles" réagit Jean-Pierre Barbier, président du département de l'Isère

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Par , , France Bleu Isère

Dégradations à Roybon, fermeture des stations de ski pour Noël ou encore campagne de vaccination contre la Covid-19, Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental de l'Isère, est revenu sur les sujets forts du moment. Il était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi matin.

Jean-Pierre Barbier, président LR du conseil départemental de l'Isère, était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi matin. Il a répondu aux questions de Nicolas Crozel sur les sujets qui ont fait l'actualité de ses derniers jours : actes de vandalisme à Roybon, fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski, vaccins contre la Covid-19 mais aussi hommage à l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, disparu ce mercredi soir à l'âge de 94 ans des suites du coronavirus.

Qu'est-ce que vous inspirent ces dégradations à Roybon, découvertes ce jeudi matin ?

Je serai sur place ce vendredi soir avec Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour rencontrer les commerçants et le maire de Roybon. Ce que ça m'inspire, c'est du dégoût, ce sont des actes inadmissibles. Bien évidemment, tout le monde pense à une expédition punitive et c'est tout à fait légitime. Bien sûr, l'enquête est en cours mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les zadistes ont occupé, pendant plus de dix ans, des terrains de manière illégale. Ils les ont occupé par la violence et il a fallu les évacuer aussi avec les forces de l'ordre parce qu'ils refusaient de partir. Je voudrais m'adresser à tous les Roybonnais. Ils en ont assez de toute cette violence, y compris celle du retrait du projet Center Parcs. Roybon aspire maintenant a une vie plus positive.

Il n'y a pas de revendication claire des zadistes mais sur certains sites alternatifs, on se réjouit. C'est vers cette piste qu'il faut se tourner ?

C'est en tout cas une piste sérieuse. Mais surtout ce que je demande, c'est qu'il faut assurer le service après-vente après l'évacuation de cette ZAD qui a été une zone de non droit pendant dix ans. Il faut que la gendarmerie, qui a fait un travail remarquable, soit sur place pour assurer la sécurité des Roybonnais. C'est d'ailleurs la demande que je ferai ce vendredi soir au préfet de l'Isère.

Jean Castex a dévoilé la stratégie de vaccination contre la Covid-19. Qu'est-ce que vous demandez pour que l'on soit le plus efficace possible ?

Pour l'instant, je ne sais pas si les départements seront impliqués. Ce qui a été dévoilé, se sont des grandes lignes avec des dates qui sont incertaines. Le système est encore très centralisé avec le ministre de la Santé aux commandes avec les Agences Régionales de Santé. Pour arriver à vacciner le plus de monde possible, il faudra associer tous les acteurs. Nous aurons l'occasion d'en reparler, mais ce système très centralisé, interroge sur la gestion de la crise.

Pour Noël les remontées mécaniques resteront fermées. Vous êtes aux côtés des acteurs de la montagne, vous avez participé à ce recours déposé devant le Conseil d'Etat. Espérez-vous faire plier le gouvernement avant Noël ?

D'abord je ne suis pas seul. La région Auvergne-Rhône-Alpes n'est pas seule puisqu'il y a six régions et quinze départements qui ont introduit ce recours. On est toujours dans les mêmes méthodes, on discute. Les stations de ski avaient fait un travail remarquable pour que les gens puissent aller skier en toute sécurité depuis le mois de novembre. Un préfet coordinateur, celui de Savoie, avait été nommé. Les ARS avaient travaillé avec les acteurs de la montagne. Et avant même d'avoir le résultat, on décide que les remontées mécaniques ne seront pas ouvertes. Donc les gens pourront aller en stations, se réunir dans les appartements mais pas prendre des remontées mécaniques. Expliquez-moi la différence entre un télésiège en plein air et une rame de métro parisienne !

L'infectiologue au CHU de Grenoble Olivier Epaulard explique sur France Bleu Isère que le ski de piste est accidentogène et que les hôpitaux sont déjà surchargés. Ne comprenez-vous pas la logique de cette décision ?

Je comprends la difficulté dans laquelle se trouvent les soignants. Sur le CHU de Grenoble, les accidents de ski représentent, en moyenne au mois de décembre, une cinquantaine d'hospitalisations. Il faut tout de même relativiser les choses. On sait aussi que, compte-tenu des circonstances, nous aurons beaucoup moins de monde dans les stations, notamment pas d'étrangers. Donc on peut imaginer aussi que le taux d'accidentologie sera nettement en baisse. 

Ce qui est dit, je peux l'entendre. Mais ce n'est pas une motivation totalement juste. Les acteurs de la montagne sont complètement désespérés. C'est 25% de leur chiffre d'affaires et c'est un sujet majeur pour lé département de l'Isère. On ne peut pas résumer la montagne à ceux qui font du ski. Il y a beaucoup de gens qui vont en montagne pour ne pas faire de ski. C'est 20 à 25% de la population qui va à la montagne, que ce soit l'hiver ou l'été. Et si on condamne la montagne l'hiver, elle le sera aussi l'été. 

Un dernier mot sur la disparition de Valéry Giscard d'Estaing. Eric Piolle annonce qu'un lieu de Grenoble portera son nom. Il avait aussi la même sensibilité que vous, le centre-droit. Quel message garderez-vous de lui ?

Aujourd'hui et au quotidien, on bénéficie des réformes qui ont été initiées dans années 70-80 par Valéry Giscard d'Estaing : la majorité civile à 18 ans, le droit à l'avortement et toutes ces choses qui ont modernisé la France. L'héritage de Giscard d'Estaing, c'est notre quotidien. 

Le département de l'Isère pourrait faire quelque chose ? Baptiser un bâtiment en son nom ?

Je crois que chaque collectivité aura à cœur de célébrer Valéry Giscard d'Estaing. C'est une chose qu'il faut raisonner et réfléchir. Je vois que Monsieur Piolle est à l'avant-garde (ndlr : Eric Piolle a annoncé qu'un lieu emblématique de Grenoble porterait bientôt le nom de VGE). Ça fait plaisir de voir que le maire de Grenoble peut reconnaître les avancées du libéralisme. 

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