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Saint-Étienne : la solidarité envers les mineurs à la rue mise à mal par le coronavirus

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

L'association stéphanoise La Maison solidaire cherche activement des bénévoles hébergeurs pour mettre à l'abri les mineurs isolés qui n'ont pas de toit. 70 foyers ligériens se relaient pour les aider, mais le coronavirus vient compliquer parfois la solidarité.

Pancarte pour la journée internationale des droits de l'enfants le 20 novembre 2020.
Pancarte pour la journée internationale des droits de l'enfants le 20 novembre 2020. © Maxppp - Sébastien Muylaert / MAXPPP

Dans la Loire, près de 70 foyers hébergent autour de 48 mineurs isolés avant leur prise en charge par le département. Cette aide est coordonnée par l'association La Maison solidaire, confrontée à des défections dues à la crise sanitaire. Elle lance un appel à la solidarité.

Le virus dans la tête des hébergés comme celle des hébergeurs

Les temps sont durs pour La Maison solidaire, association basée à Saint-Etienne et en activité depuis 2016. Elle vient en aide aux jeunes mineurs à la rue, dans l'attente d'être reconnus comme tels par le juge des enfants et pris en charge par le département. Avec le coronavirus, une dizaine de bénévoles à la santé fragile a préféré suspendre temporairement les hébergements. Résultat, l'association fonctionne à flux tendu

Au quotidien, c'est une crainte constante pour ce jeune homme de 16 ans, que nous avons interrogé. Logé depuis trois semaines par une famille ligérienne, il avoue avoir été très stressé "au début parce que j'allais dans une nouvelle famille, mais aussi à cause du virus." Gel hydroalcoolique, masque en famille et gestes barrières : les contraintes sanitaires ne sont pas faites pour encourager la familiarité et la chaleur ! Mais le jeune homme retient désormais "les jeux en famille, les discussions, les jeux à la console ... je suis soulagé que tout se passe bien", conclut-il.

"En fin de compte, la période nous a permis de resserrer les liens. Josette, une hébergeuse bénévole."

Du côté des hébergeurs aussi, la question sanitaire s'est invitée sans crier gare. Et ce, d'autant plus pour les personnes à risque, comme Josette, 67 ans, et son mari, 70 ans. Ce couple héberge deux adolescents de 15 ans. Ils se sont pliés à une nouvelle organisation pour limiter les risques : "On aère beaucoup plus, on se lave les mains beaucoup plus, les jeunes prennent leur repas de midi avec nous, et pas dehors ... en fin de compte ça nous a permis de resserrer les liens !" sourit-elle. 

Les bénévoles conscients des risques, sans les minimiser

Josette ne conçoit pas un seul instant de mettre fin à son hébergement : "Le seul regret que j'ai, c'est de ne plus pouvoir voir mes petits-enfants, confie-t-elle. Je sais que je prends un léger risque avec ces deux jeunes, mais c'est comme ça. Vous ne pouvez pas renvoyer quelqu'un comme ça une fois que vous le connaissez, que vous vous êtes attaché". Face à la détresse de l'association, elle a par ailleurs proposé à des connaissances d'héberger eux aussi. "Sans réponse pour l'instant... On peut comprendre, le pas est difficile à franchir."

Ce pas, Amandine l'a fait il y a trois ans : "Le cap à passer, pour héberger, est bien plus difficile que le Covid-19. Il a fallu que je vois ces jeunes jouer au foot à La Maison solidaire, ressembler aux ados que j'ai à la maison, pour que je me rende compte. Le Covid-19 n'a pas entâché ça." Cette infirmière stéphanoise s'investit aussi dans le conseil aux autres hébergeurs. 

Depuis la pandémie, elle constate que davantage de questions tournent autour de la santé des hébergés : "c'est peut-être un effet du virus. Les bénévoles prêtent plus attention aux maladies possibles, à savoir si les jeunes vont bien quant ils arrivent chez eux." Pour continuer son travail, La Maison solidaire a besoin de bénévoles et de dons.  Vous pouvez notamment soutenir l'association via une cagnotte en ligne.

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