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Dossier : Coronavirus Covid-19

À Saint-Prix, les jeunes placés en foyer racontent leur confinement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu
Saint-Prix, France

La Maison d'enfants à caractère social (MECS) de Saint-Prix dans le Val-d'Oise, a du revoir son organisation en raison du confinement lié au coronavirus, pour accompagner la quarantaine de jeunes qu'elle accueille.

À Saint-Prix, les jeunes placés en foyer et privés des visite de leur famille racontent leur confinement
À Saint-Prix, les jeunes placés en foyer et privés des visite de leur famille racontent leur confinement © Radio France - Hajera Mohammad

Si on a beaucoup entendu parler du sort de nos anciens placés et confinés en Ehpad à cause de l'épidémie de coronavirus, qu'en est-il de nos jeunes confinés et loin de leur famille ? Ces garçons et ces filles pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et placés en institution. Pour eux aussi, le confinement a chamboulé le quotidien.

Visites des parents suspendues

À Saint-Prix dans le Val-d'Oise, la Maison d'enfants à caractère social (MECS) Bois Renard, gérée par le Groupe SOS Jeunesse, accueille quarante jeunes âgés de 3 ans à 18 ans. Depuis le 17 mars, aucune sortie n'est autorisée (excepté dans le parc de l'établissement) et les visites des parents sont suspendues.

Kylian, 16 ans, vit mal cet isolement : "C'est de la déception et de la tristesse parce que je ne vois pas mes parents à cause du coronavirus et ça j'ai du mal à l'accepter". Une vingtaine d'éducateurs se relaient, s'adaptent et proposent à ces jeunes comme Kylian de passer des appels vidéos aux proches. Il y a quelques jours, Erick, le chef de service éducatif, est même allé chercher le gâteau d'anniversaire qu'avait préparé la maman de Kylian pour l'apporter à la MECS.

Les jeunes jouent le jeu

Au delà de ces cas, les membres de l'équipe l'assurent : la plupart des jeunes ont malgré tout accepté l'idée de se confiner. "On a beaucoup parlé, on leur a expliqué ce qui se passait dehors, dans le monde et ils ont pris conscience de la situation", selon Marie-Lye, éducatrice spécialisée. Tout le monde se plie aux règles. David, 17 ans connaît les gestes barrières par cœur : "un mètre de distance, faut pas se toucher et se laver les mains toutes les heures".

"J'ai été agréablement surprise par les jeunes" - Marie-Lye, éducatrice spécialisée

Séances de cinéma dans le salon

L'adolescent voit même du positif dans la situation actuelle : "Notre vie en collectivité s'est améliorée, on se parle mieux, on fait plus de choses ensemble". Il faut dire que l'équipe s'est démenée pour remplacer les sorties par des activités intérieures : danse, cuisine, jeux de société et surtout les séances de cinéma dans la salle de vie, une fois par semaine, et qui rencontrent un grand succès.

"Il y a un bel esprit, les jeunes ont complètement respecté le confinement, on aurait pu avoir des implosions, des faits de violences et on a rien eu de tout ça", assure Lucile, éducatrice.: "On est fier de nos jeunes !" . Certains ont même pris la direction des activités. David, par exemple, a imaginé et donné des cours de "renforcement musculaire".

À Saint-Prix, les jeunes placés en foyer racontent leur confinement - Reportage à la MECS Bois Renard

Retour à l'école le 11 mai ?

L'équipe a également assuré le soutien scolaire pour ces jeunes obligés eux aussi de faire l'école "à la maison". "Je ne vous cache pas que ça été un peu compliqué parce qu'à la MECS, on a pas 40 ordinateurs pour chaque jeune donc il a fallu temporiser et prendre contact avec certains professeurs pour leur dire qu'il nous fallait parfois un peu plus de temps sur certains devoirs", raconte Erick. 

Et ça pourrait durer. Depuis que le gouvernement a annoncé que le retour à l'école des enfants, le 11 mai, ne se fera que sur la base du volontariat, au moins cinq parents ont appelé le directeur de la MECS pour prévenir : ils refusent de renvoyer leur enfant en classe. Pourtant selon Assad Mohamed,  l'apprentissage à l'école est primordial. "Beaucoup d'entre eux [les enfants] ont des difficultés sur le plan scolaire et attendre d'avantage, c'est creuser l'écart".

"Ces enfants doivent pouvoir reprendre leur scolarité" - Assad Mohamed, directeur de la MECS Bois Renard

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