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Société

A Saint-Vaury, des réfugiés qui tentent de s'intégrer

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Par , France Bleu Creuse

Le Centre provisoire d'hébergement de Saint-Vaury, ouvert en juin 2018, a depuis accueilli 49 réfugiés. Ce sont majoritairement des jeunes afghans, somaliens ou soudanais. Le centre les héberge et les aide à s'insérer.

Farid, Rahmi et sa petite fille, trois réfugiés afghans logés à Saint-Vaury.
Farid, Rahmi et sa petite fille, trois réfugiés afghans logés à Saint-Vaury. © Radio France - Adrien Serrière

Saint-Vaury, France

Ils sont actuellement 29. Originaires d'Afghanistan, de Somalie ou du Soudan pour la majorité, ils sont tous hébergés dans des appartements à Saint-Vaury. En tout, 49 jeunes réfugiés ont été accueilli par le Centre provisoire d'hébergement depuis son ouverture en juin 2018. Le CPH accueille des réfugiés en situation vulnérable, jusqu'à présent essentiellement des hommes de moins de 25 ans, persécutés dans leurs pays d'origine. 

Accueil, enseignement et orientation 

L'objectif de ce centre, entièrement financé par l'Etat, est d'aider des réfugiés à s'intégrer dans la société. Pendant neuf mois, non seulement ils disposent d'un logement mais ils reçoivent également des cours intensifs de français, d'une aide dans leurs démarches administratives et leur recherche d'emploi. Ainsi, une quinzaine de réfugiés ont d'ores-et-déjà quitté le centre pour un emploi ou une formation. Certains chefs d'entreprises jouent le jeu. Jean-Claude Chavegrand emploie douze Afghans dans sa fromagerie à Maison-Feyne. "Chez nous, il faut que les gens soient motivés, qu'ils respectent l'entreprise, et j'ai trouvé des personnes comme ça parmi les immigrés. C'est l'intégration par le travail", relate Jean-Claude Chavegrand. D'autres réfugiés ont des projets d'entrepreneuriat. Rahmi veut par exemple ouvrir un restaurant afghan à Guéret mais il lui manque une formation que le CPH l'aide à obtenir. 

L'espoir de les faire rester sur le territoire 

Difficile de savoir combien vont rester sur le territoire une fois le français maîtrisé. Beaucoup disent qu'ils iront là où il y aura du travail pour eux. Pour Bernard Andrieu, directeur départemental de la protection des populations, l'enjeu est donc de les orienter vers les secteurs qui ont besoin de main d'oeuvre en Creuse : "Nous mettons progressivement en place pour eux des formations spécifiques aux métiers visés, le BTP par exemple et, demain, l'agriculture et la sylviculture".