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Dossier : 75e anniversaire du Débarquement

A sept ans elle chante pour Reagan, aujourd'hui Karen est guide au cimetière américain d'Omaha

Son père et son grand-père ont travaillé au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, avant qu'elle même ne devienne guide. En 1984, elle se souvient même d'avoir chanté pour le président Reagan avec son frère... et son futur mari ! Une vraie histoire de famille...

Karen Lancelle tient la photo qui immortalise la venue de Nancy et Ronald Reagan
Karen Lancelle tient la photo qui immortalise la venue de Nancy et Ronald Reagan © Radio France - Philippe Thomas

Karen a passé toute son enfance à Colleville-sur-Mer, à proximité du cimetière. Un endroit où son grand-père a été le premier à y travailler à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.  Au moment du rapatriement des corps de certains soldats américains, il était en effet chargé d'acheminer par camion les cercueils des soldats jusqu'à Cherbourg où les bateaux les ramenaient ensuite chez eux. Ensuite, il a contribué à la construction du cimetière. Des années plus tard, son père intègre le site en tant que jardinier. Il y travaillera durant 41 ans. Pour l'anecdote, ce dernier part en retraite en décembre 2006 quand Karen intègre le musée... en janvier 2007 !

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Je me souviens étant enfant avoir dit à mon père que je travaillerai au cimetière américain

"Je me souviens étant enfant avoir dit à mon père que je travaillerai au cimetière américain sans savoir quel poste j'occuperai encore s'amuse Karen qui rajoute : le fait d'avoir chanté devant le président Reagan en 1984 a encore certainement plus contribué à mon envie de travailler ici." 35 ans après, elle s'amuse encore à chantonner l'air appris à l'époque de Bring back my Bonnie to me et qui ne l'a jamais vraiment quitté. Après avoir officié dans le tourisme à Paris, Karen Lancelle profite d'ailleurs des créations de postes liés à l'ouverture du musée sur le site il y a douze ans pour revenir dans sa région natale. 

La question qui revient le plus ? Savoir si des corps reposent réellement ici

Un métier qui lui tient très à coeur, consciente que la liberté qui est la nôtre s'est jouée en grande partie à cet endroit en 1944. Et au quotidien, il faut répondre aux questions des touristes : "la question qui revient le plus ? Savoir si des corps reposent réellement ici, sous ces croix. Pour beaucoup de gens, il s'agit d'un symbole et ils n'ont pas obligatoirement en tête qu'il s'agit véritable d'un cimetière. Peut-être parce qu'auparavant, on pouvait régulièrement marcher entre les tombes. Je leur réponds qu'évidemment, chaque sépulture correspond à une vie arrachée." Lassée parfois de parler au quotidien de la guerre ? "Pas du tout, répond du tac-au-tac la guide. Etonnement, on en apprend tous les jours lors des rencontres avec les plus anciens et les vétérans. On ne s'en lasse pas et c'est ce qu'on aime ici. 

Karen Lancelle a deux filles, Emma et Lise qui ont quatorze et treize ans. Elle espère que l'une des deux constituera la quatrième génération à travailler dans le cimetière. "C'est bien parti avec Lise qui dans son école de Colleville-sur-Mer a préparé le 75ème anniversaire du débarquement. On a fait des décorations et je lui ai aussi demandé d'écrire une lettre pour tous les vétérans. Elle a joué le jeu, elle a écrit son courrier en anglais et je suis ravie car elle a choisi ses mots, des mots qui transmettent le ressenti de la jeune génération." Et qui font de ce 75ème anniversaire un moment extrêmement vivant.

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