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Société DOSSIER : Les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans

"A son époque, Jeanne était très souvent insultée, on la traitait d'étrangère" rappelle Mathilde, Jeanne d'Arc 2018

lundi 7 mai 2018 à 19:58 Par Eric Normand, France Bleu Orléans et France Bleu

Désignée pour figurer Jeanne d’Arc à Orléans, le choix de Mathilde Edey Gamassou a fait polémique. Alors que le grand défilé, présidé par le Premier ministre, se tient ce mardi après-midi, la jeune fille ne cesse de recentrer le débat sur celle qu’elle admire tant.

Mathilde Edey Gamassou, Jeanne d'Arc 2018 à Orléans
Mathilde Edey Gamassou, Jeanne d'Arc 2018 à Orléans © Maxppp - Eric Malot

Orléans, France

Le discours d'Edouard Philippe est très attendu mardi en début d'après-midi devant la cathédrale d'Orléans. Le Premier ministre est l'invité d'honneur des 589e fêtes de Jeanne d'Arc. Il doit délivrer un message à la France, mais aussi à Mathilde, cette jeune fille de 17 ans, métisse qui figure l'héroïne cette année. Ce choix avait déclenché un torrent de haine sur les réseaux sociaux. Les auteurs de ces messages à caractère raciste s'en prenaient à la couleur de peau de la jeune fille. Le procureur de la République d'Orléans avait ouvert une enquête préliminaire pour incitation et provocation publique à la haine raciale.

Une polémique nationale, malgré elle

Depuis plusieurs semaines, Mathilde est protégée. "Bien sûr, elle n'est pas passée à côté de la polémique," explique Bénédicte Baranger, la présidente du comité Jeanne d'Arc, "on lui a dit dès le début parce que c'était quand même violent." Mais dans son entourage, que cela soit sa famille ou les membres du comité Jeanne d'Arc, personne n'en a rajouté. "C'est Jeanne d'Arc le plus important," ajoute celle qui gère l'emploi du temps de la jeune fille : pas de surexposition médiatique, choix des médias à qui elle s'adresse, un adulte qui écoute les réponses de Mathilde pendant les interviews. 

Les réseaux sociaux, ce n'était pas vraiment mon problème, c'était juste un petit bruit de fond " - Mathilde Edey Gamassou

Et au bout du compte, Mathilde Edey Gamassou semble sereine, presque imperméable aux insultes et à la haine qui a déferlé sur les réseaux sociaux, "de toute façon, je n'ai un téléphone portable que depuis septembre et je ne vais pas sur les réseaux sociaux." 

C'est triste et malheureux, mais je leur pardonne" - Mathilde 

Mathilde Edey Gamassou pardonne à tous ceux qui l'ont insultée ces dernières semaines, comme son père l'avait fait dès les prémices de la polémique. Mais ce n'est pas l'essentiel, c'est le message d'universalité de Jeanne d'Arc qui lui importe : "On donne un visage à Jeanne, tous les ans, c'est un visage différent, vu qu'on ne savait pas exactement à quoi ressemblait Jeanne d'Arc. Donc, on l'aide, à être toujours d'actualité. Mathilde compare même sa situation à celle de Jeanne d'Arc, "C'est vrai qu'à son époque, Jeanne était très souvent insultée, on la traitait de sorcière, d'étrangère (...) parce qu'elle venait de Lorraine, et ce n'était pas le royaume de France. Elle aussi, elle a eu des difficultés, elle a persévéré face à l'adversité."