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Société

On a testé un cours de self-défense à Lisieux pour femmes victimes de violences

Ce lundi 25 novembre est la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Des victimes qui apprennent aujourd'hui à se défendre comme à Lisieux, où un cours de self-défense vient d'être organisé et a rencontré un franc-succès. En espérant le voir reconduit.

Des gestes simples pour repousser l'agresseur potentiel
Des gestes simples pour repousser l'agresseur potentiel © Radio France - Philippe Thomas

Lisieux, France

Le nombre de féminicides est estimé à 137 depuis le début de l'année en France, contre 121 en 2018. Le Calvados et l'Orne n'ont pas été touchés jusqu'à présent, mais pour autant pas de quoi pavoiser, loin de là : le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles du Calvados enregistre pour la quatrième année consécutive une hausse importante de la population accueillie et aidée. Nathalie Perringérard, la directrice du CIDFF tient d'ailleurs à préciser "qu'on parle beaucoup des féminicides mais beaucoup moins des femmes qui se suicident parce qu'elles sont victimes de violences." Sans oublier les conséquences que cela peut avoir pour les enfants "qui apprennent la loi du silence ou que les conflits peuvent se régler par la violence" rajoute Nathalie Perringérard, sans parler, du risque de reproduire ce qu'ils ont vécu.

Nathalie Perringérard, directrice du CIDFF du Calvados - Radio France
Nathalie Perringérard, directrice du CIDFF du Calvados © Radio France - Philippe Thomas

Pour apprendre à se défendre, huit femmes sont venus assister au premier cours de self-défense dispensé par le CIDFF à Lisieux. Toutes ont quitté le domicile conjugal. Parmi elles, Patricia qui a cinquante ans passés estime "qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre à se défendre. Et puis c'est mieux qu'une arme." A ses côtés, Marie-Laure se dit déçue par la justice et ne cache pas, elle, "avoir une batte de base-ball derrière la porte de son domicile et une cravache dans la chambre" si jamais son ex-conjoint revient. Heureusement, elle n'a jamais eu à s'en servir. Quant à Karine, elle aussi à peur de voir revenir son ancien compagnon car, reconnaît-elle, "on n'est jamais totalement libérée" de ce qu'on a vécu.

Ecoutez le reportage de Philippe Thomas

Une femme de 50 kilos est tout à fait capable de repousser un homme qui fait le double en poids

Comment réagir en cas d'agression ? Michel Bermond, professeur de self-défense au CAL Karaté de Lisieux est venu donner quelques conseils : "il faut d'abord avoir une capacité à dire non tout simplement. Ensuite avoir une attitude non pas violente, mais où on n'accepte pas certains propos, certains gestes. Une femme de 50 kilos est tout à fait capable de repousser un homme qui fait le double en poids" explique le professeur pour qui tout est une question de technique : "un pied ou un coup de genou entre les jambes, les coups de coudes, les mains ouvertes" pour les plus basiques, avant de rajouter pour les agressions les plus violentes, des techniques beaucoup plus précises permettent de toucher "les yeux, les oreilles, le nez ou la gorge, mais attention aux séquelles." Pour avoir servi de cobaye, on vous confirme que quelques gestes simples, mais bien placés, vous stoppent instantanément !

Ecoutez le témoignage de Marie-Laure

Un cours qui a convaincu les femmes présentes, toutes espèrent qu'il sera reconduit. Dernier conseil : attacher un sifflet à son porte-clé. En cas d'urgence, il permet de donner l'alerte et fait généralement fuir les agresseurs.

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