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Société

A Tomblaine, un jeune sportif handicapé subit un contrôle antidopage traumatisant

vendredi 1 février 2019 à 18:32 Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine

Dimanche 20 janvier, l'agence antidopage a décide de procéder à des contrôles à l'open de Boccia à Tomblaine. Deux jeunes sportifs handicapés sont tiré au sort pour uriner dans un flacon mais l'un d'eux n'y parvient pas. Il se souviendra longtemps de cette expérience traumatisante.

La Boccia, discipline pratiquée en fauteuil est inscrite aux jeux paralympiques (photo d'illustration).
La Boccia, discipline pratiquée en fauteuil est inscrite aux jeux paralympiques (photo d'illustration). - Jehm Le Sport

Tomblaine, France

Dimanche 20 janvier, se tenait à Tomblaine, l'open de Boccia, une pratique sportive dédiée au handicap lourd et très souvent médicalisé (Tétraplégique, Myopathe...etc). Le but est d'utiliser une rampe pour lancer une boule à partir d'une tige que le sportif tient dans sa bouche. La compétition n'avait pas d'enjeu particulier mais c'est pourtant cet événement que l'AFLD (l'agence française de lutte contre le dopage) a choisi pour procéder à des contrôles. 

On demande à un tétraplégique de faire pipi dans un flacon

Deux jeunes sportifs lourdement handicapés ont été tiré au sort pour se soumettre au prélèvement d'urine demandé par un médecin de l'AFLD. "Cela s'est passé dans les vestiaires froids et en présence du médecin comme le veut la règle" explique Myriam Millasseau, la présidente de l'association JEHM Le Sport, qui accompagnait les sportifs. "Mais l'un des deux sportifs a bloqué. ça ne venait pas et il était très stressé, l'une des mamans bénévoles qui accompagnait le groupe a alors proposé de procéder autrement, par un prélèvement sanguin ou un test salivaire, mais le médecin ne disposait pas du matériel adéquat. Il a donc attendu une heure avant de décider de mettre fin au prélèvement. Le jeune handicapé a été traumatisé. Il a vomit au retour. Il est resté malade chez lui pendant une semaine". 

Un contrôle antidopage n'est jamais agréable, Mathieu Teoran, secrétaire général de l'AFLD

Pourquoi faire subir ce genre de contrôle à ce public pour une compétition sans enjeux ? Ne pouvait-on pas procéder autrement? Questions que nous avons posés au secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Téoran qui affirme comprendre la gêne occasionnée par ce contrôle "un contrôle antidopage, ce n'est jamais agréable et ça peut être très troublant en effet mais tous les événements sportifs sont concernés et tous les sportifs qu'ils soient valides ou non sont concernés mais nous adaptons les procédures en fonction des spécificités de chacun. ça fait partie de notre mission de service public, de protection de la santé publique, de protection de nos sportifs et pour cela il faut bien que nous ayons une présence dissuasive sur l'ensemble du spectre sportif mais j'en conviens, ça peut paraître très inconfortable, et c'est pourquoi dans le cas que vous me citez, il a été mis fin au contrôle au bout d'une heure. Il n'y aura aucune conséquence négative sur le sportif".