Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

"On a toujours besoin de montrer qu'on est compétente" dit la seule cheffe de caserne des Pyrénées-Orientales

-
Par , France Bleu Roussillon

Ce lundi 8 mars, pour la journée des droits des femmes, la garde est 100% féminine chez les pompiers d'Argelès-sur-Mer. À l'origine de l'initiative, la capitaine Marie-Aude Martin. C'est la première femme à la tête d'une caserne dans les Pyrénées-Orientales. Nous vous dressons son portrait.

Marie-Aude Martin est la cheffe de caserne d'Argelès-sur-Mer depuis un an. Elle avait déjà été à la tête de la caserne de la Côte Vermeille.
Marie-Aude Martin est la cheffe de caserne d'Argelès-sur-Mer depuis un an. Elle avait déjà été à la tête de la caserne de la Côte Vermeille. © Radio France - Alexandra Lagarde

Ce lundi 8 mars, on ne croisera pas d'hommes à la caserne d'Argelès-sur-Mer. À l'occasion de la journée des droits des femmes, la garde est 100% féminine. D'habitude minoritaires dans la caserne puisque sur les 60 pompiers seuls 12 sont des femmes, les femmes seront à l'honneur comme l'a voulu la chef de caserne Marie-Aude Martin. Un bon mètre quatre-vingt, en uniforme de pompier, Marie-Aude Martin salue ses collègues dans la salle de pause. Aujourd'hui âgée de 43 ans, elle a commencé il y a 20 ans

Pour Marie-Aude Martin, sapeur-pompier, c'est un métier passion. Pourtant rien ne la prédestinait à exercer cette profession dit-elle dès le début. "J'ai fait une maîtrise de chimie et mes parents ne sont pas sapeurs-pompiers. Je faisais des saisons estivales comme sauveteur de plage avec les pompiers dans l'Hérault et c'est là que la passion m'est venue." 

On a besoin toujours de montrer qu'on est aussi compétente pour pouvoir rester dans la profession" 

Elle vient juste de finir ses études, qu'importe elle ne veut pas faire de chimie. Elle décide alors de passer le concours de sapeur-pompier. Pendant quatre ans, elle intervient sur le terrain sans grade, mais elle a envie de plus : "J'ai passé le concours pour devenir officier. Je ne l'ai pas eu du premier coup, j'avoue : j'ai douté".

S'imposer dans un monde d'hommes 

Le doute est un sentiment qui l'accompagne depuis ses débuts. Car ça n'a pas toujours été simple de se faire sa place : "c'est un métier qui n'est pas simple comme tous les métiers où il y a une minorité de femmes. On se sent toujours épiée, regardée. On a besoin toujours de montrer qu'on est aussi compétente pour pouvoir rester dans la profession". Elle marque une pause puis ajoute : "Je me souviens lorsque j'ai été nommée chef de caserne pour la première fois, le jour de mon intronisation à la caserne, les pompiers, volontaires pour la plupart, exprimaient quelques doutes". En France seuls 5% des postes de cadre sont occupés par des femmes dans les casernes.

Marie-Aude Martin a sous sa responsabilité 60 sapeurs-pompiers volontaires et professionnels.
Marie-Aude Martin a sous sa responsabilité 60 sapeurs-pompiers volontaires et professionnels. © Radio France - Alexandra Lagarde

Concilier vie de famille et vie professionnelle fait partie des autres difficultés. Là aussi, ça n'est pas toujours simple : "Quand il y a une grosse intervention sur le secteur, je suis obligée de me déplacer le jour comme la nuit. Et c'est ça qui est le plus compliqué parce qu'il faut arriver à trouver quelqu'un qui puisse me garder les enfants". Elle conclut tout sourire : "Mais bon, j'arrive à gérer au quotidien en faisant en plus des activités sportives pour me détendre et pour mon équilibre personnel et professionnel". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess