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Société

À Toulouse, les gilets jaunes veulent relancer le mouvement

jeudi 3 janvier 2019 à 16:52 Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie

Chassés des ronds-points, scandalisés par l’interpellation du leader Eric Drouet, les derniers irréductibles assurent que le mouvement n’est pas mort. Ils préparent de nouvelles manifestations dès samedi.

Au nord de Toulouse, les gilets jaunes chassés par les gendarmes occupent les "ronds points volants"
Au nord de Toulouse, les gilets jaunes chassés par les gendarmes occupent les "ronds points volants" © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

Le gouvernement veut-il en finir avec ce qu'il reste du mouvement des gilets jaunes ? L’interpellation d’Eric Drouet, figure emblématique du mouvement pour participation à un rassemblement non autorisé, près des Champs-Elysées suscite l’indignation de ses sympathisants. Les gilets jaunes dénoncent un procédé arbitraire pour faire taire le mouvement, et comptent bien relancer le mouvement, dès ce samedi dans les rues de Toulouse.

Le référendum des klaxon

On veut la peau d’Eric Drouet , s’indigne Jean-Michel, ce retraité qui a tenu 19 jours de blocus sur les ronds points du Nord de Toulouse

"Cinquante personnes dans la rue, c’est un rassemblement, c’est une manifestation, où on va ! Cela va aller que nous on espère arriver à foutre par terre ce gouvernement qui veut nous faire taire."

Avant de rentrer garder ses petits-enfants, Monique est venue prêter main forte sur ce "rond-point volant" occupé par une poignée de gilets jaunes sur la Nationale 20 au nord de Toulouse. "Quand on dit à la télé que le mouvement s’essouffle, c’est pas vrai. C’est parce que la gendarmerie et la police nous éjectent sans arrêt. On est obligé de jouer au chat et à la souris. Sinon, nous serions beaucoup plus nombreux."

Les gilets jaunes sur les "ronds-points volants" au Nord de Toulouse

"Je suis interdit de rond-point parce que j’ai pris une amende de quatre euros pour occupation illégale", s’amuse Maurice "mais je ne lâcherai pas, je ne veux pas lâcher. Ils ne veulent pas qu’on s’exprime. On gêne, parce qu’on n'a pas de parti, on a rien du tout, donc ils veulent qu’on disparaisse. C’est pour ça qu’ils nous mettent des PV, qu’ils nous gazent. Ils essayent de nous disperser. C’est pas en faisant comme ça qu’ils y arriveront !" "Au contraire", ajoute Jean-Michel, persuadé que le mouvement va repartir dès la rentrée des vacances, "j’ai passé des coups de fil, beaucoup sont prêts à manifester dès samedi dans les rues de Toulouse." Les gilets jaunes un peu isolés sur ce rond-point saluent les automobilistes et les chauffeurs de poids-lourds qui continuent à klaxonner en passant en signe de solidarité. Pour eux, leur référendum, c’est le klaxon.

Les gilets jaunes peu nombreux, mais toujours salués par les klaxons des automobilistes - Radio France
Les gilets jaunes peu nombreux, mais toujours salués par les klaxons des automobilistes © Radio France - Olivier Lebrun

Rétablir l’ordre républicain

En interpellant l'un des leaders du mouvement, le pouvoir ne prend-il pas le risque de rallumer les braises de la contestation ?

Pour Jean René Cazeneuve, député de la République en Marche dans le Gers, il est grand temps de rétablir l'Etat de droit. 

"Quand on voit le nombre de gilets jaunes aujourd’hui, on voit qu’on a affaire à des gens avec des objectifs très politiques, plus du tout sur des questions de pouvoir d’achat auxquelles Emmanuel Macron a apporté des réponses très concrètes. Maintenant, on est sur une récupération politique, il y a un concours entre l’extrême droite et l’extrême gauche pour récupérer ce mouvement. Ce n’est donc pas une provocation, au contraire, c’est une défense de notre République. Il y a beaucoup de gens qui critiquent notre République, et qui veulent porter atteinte à nos institutions. Agression des forces de l’ordre, des médias, des élus ont été menacés de mort, moi-même j’ai reçu des menaces de mort. Je crois que les Français veulent que l’on respecte le droit, ils veulent qu’on respecte la démocratie et leur République."

"Défendre l'ordre Républicain " - Jean-René Cazeneuve, député LRM du Gers

L’acte VIII de la mobilisation

Les gilets jaunes ont déjà prévu de manifester à nouveau ce samedi 5 janvier à Toulouse à partir de 14h. Le lieu n’est pas encore défini.

Dimanche 6 janvier, Une marche des femmes gilets jaunes partira à 11 heures de la place Arnaud Bernard. Le parcours n’a pas été déposé en Préfecture.

Une nouvelle assemblée générale des gilets jaunes est convoquée ce dimanche après-midi à Toulouse sur le parking de Sesquières, pour décider de la suite du mouvement, et d'une action de blocage national de l'économie, le dimanche 13 Janvier.