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"On a toutes déjà négligé une patiente par manque de temps" : les sages-femmes manifestent mardi à Besançon

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

"Stop aux oublis, halte aux mépris, les sages femmes ne veulent plus être méconnues, méprisées, oubliées" : c'est le slogan de la profession, qui sera mobilisée au niveau national mardi 26 janvier 2021. En Franche-Comté, le rassemblement aura lieu devant la City à Besançon.

Les sages-femmes avaient déjà fait grève en 2014, date à laquelle a été prise cette photo.
Les sages-femmes avaient déjà fait grève en 2014, date à laquelle a été prise cette photo. © Maxppp - Patrick BLANCHARD

Les sages-femmes manifesteront partout en France mardi 26 janvier 2021, à la demande de l'ONSSF et de la CGT. En France, parmi les 23.100 sages-femmes, 98% sont des femmes. Elles lancent le "code rouge" : code utilisé en cas d'urgence vitale pendant un accouchement, et demandent une revalorisation des salaires, des effectifs, et plus de reconnaissance. À Besançon dans le Doubs, l'appel est lancé pour mardi matin

Le manque de moyens au quotidien

"Chaque sage-femme pourra vous dire qu'elle a déjà vécu une garde dans sa carrière où elle a clairement négligé ses patientes par manque de temps," explique Noémie, sage-femme hospitalière en Franche-Comté. Parfois, elles sont trois sages-femmes pour une garde de 12 heures, durant laquelle il peut y avoir quinze accouchements.

Isabelle, sage-femme libérale mobilisée en 2014 dans le Doubs
Isabelle, sage-femme libérale mobilisée en 2014 dans le Doubs - Isabelle Maignien

La jeune femme s'est pris le manque de moyen en pleine figure en débutant sa carrière : "En rentrant chez soi on n'est pas bien, on se demande pourquoi on fait ce travail, si c'est pour ne pas le faire correctement.

Les oubliés du Ségur de la Santé, le manque de reconnaissance

La profession n'a pas été prise en compte par le Ségur de la Santé. C'est le signe d'un manque de reconnaissance pour Noémie, sage-femme hospitalière à l'Hôpital Nord-Franche-Comté de Trévenans : "Ça a été la douche froide."

"On s'est rendu compte à quel point la profession n'est pas reconnu par les instances" : Noémie, sage-femme

La crise sanitaire du coronavirus a été la goutte d'eau de trop, pour Isabelle, sage-femme libérale dans le Doubs et déléguée régionale de l'ONSSF : "Il a fallu attendre des semaines avant d'avoir des stocks de masques, on a été oublié dans les décrets. J'ai essayé de le crier sur tous les toits, d'alerter tout le monde, l'Agence Régionale de Santé, mon maire, mon député. L'enfer ! Qui se bat à ce point là pour travailler dans de bonnes conditions et tout simplement accompagner ses patients ?"

Les sages-femmes réclament un véritable statut, afin d'être reconnu.e.s en tant que personnel médical.

En Franche-Comté une entrevue aura lieu à l'agence départementale de Besançon à 10 heures mardi 26 janvier 2021, un rassemblement est prévu à 9h45 devant les locaux à la City. Les sages-femmes appellent tout le monde à les rejoindre. 

Le burn-out touche près 31% des sages-femmes libérales, et 40% des salariées, selon une enquête réalisée par le collège national des sages-femmes le 3 juin 2020. En début de carrière, une sage-femme touche environ 1.700 euros net par mois.

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