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Société

À Valence, des lycéens se mobilisent pour mettre fin au tabou des règles

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Une "semaine rouge" est organisée au lycée Camille Vernet, avec notamment une collecte de protections hygiéniques pour lutter contre la précarité menstruelle.

Un groupe d'élèves du lycée Camille Vernet de Valence organise une "semaine rouge" dans l'établissement.
Un groupe d'élèves du lycée Camille Vernet de Valence organise une "semaine rouge" dans l'établissement. © Radio France - Adèle Bossard

Valence, France

Une vingtaine d'élèves du lycée Camille Vernet de Valence, dans la Drôme, organisent une "semaine rouge" dans l'établissement contre la précarité menstruelle. Au programme : une conférence, des débats, mais aussi une collecte de protections hygiéniques. Des boites en carton avec des gouttes rouges dessinées dessus ont fait leur apparition dans le hall du lycée, dans le CDI et dans la salle des profs.

Les élèves et les enseignants sont invités à y déposer des serviettes hygiéniques ou des tampons qui seront ensuite mis à disposition dans les toilettes de l'établissement. "Pour qu'il n'y ait pas des gens au lycée qui soient dans l'incapacité de se procurer des protections hygiéniques et pour moins se sentir stressées par le fait de ne pas avoir toujours des protections dans son sac", détaille Léonie.

Les protections récoltées seront ensuite mises à disposition dans les toilettes du lycée. - Radio France
Les protections récoltées seront ensuite mises à disposition dans les toilettes du lycée. © Radio France - Adèle Bossard

Cette élève de Première fait partie de la vingtaine de lycéens - en grande majorité des filles - qui organise cette "semaine rouge" contre la précarité menstruelle, la difficulté d'accès aux protections hygiéniques pour les plus pauvres. "Les tampons ou les serviettes jetables, ça coûte entre 2 et 4 euros le paquet. Et des calculs ont été faits : sur toute la vie d'une femme, ça revient entre 1.500 et 2.500 euros", explique Léonie.

Sensibiliser aussi les garçons

L'idée de l'opération, c'est que tout le monde, y compris les garçons, prenne conscience de cette question encore taboue. "Il y a quand même eu des réactions étonnantes dans les classes quand on a fait l'information, a constaté le professeur d'histoire qui a aidé les élèves à organiser cette semaine rouge, Frédéric Darnaud. Des petits ricanements, une petite gêne, qu'on peut comprendre mais qui montre que le sujet n'est pas encore clairement entré dans les mœurs pour tout le monde".

"Ce n'est pas du tout tabou pour moi" - Martin, élève de terminale

Rencontré dans le hall du lycée, Martin, élève de terminale, assure qu'il est prêt à participer à la récolte. "Je n'en ai jamais achetées mais si on me demande, pas de souci. Ce n'est pas du tout tabou pour moi. Aller au supermarché avec des serviettes hygiéniques à la caisse, je ne serais pas gêné ! Demain, à 8h, je repasse devant et je dépose quelques petits trucs", promet-il. Cette récolte de serviettes hygiéniques va durer jusqu'à la fin de semaine. Et s'il y en a trop, le surplus sera redonné à des associations.

Un rapport sur la précarité menstruelle a été commandé par la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Il lui a été remis mi-octobre et il recommande d'expérimenter la gratuité des protections hygiéniques, dans les lieux fréquentés par les personnes précaires comme les hôtels sociaux ou les centres d'accueil de jour, dans les prisons et dans les établissements scolaires. Selon une étude Ifop commandée en 2019 par Dons solidaires, citée dans ce rapport, une femme sur dix renonce à changer de protection périodique aussi souvent que nécessaire par manque d'argent.

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