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"On a vraiment très peur" : l'inquiétude des restaurateurs après un mois de fermeture

Les bars et les restaurants souffrent énormément des conséquences de l'épidémie de Covid-19. Les trésoreries sont très fragiles. Et les assurances refusent de verser une garantie de perte d'exploitation.

En Berry, l'UMIH réclame la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle sanitaire
En Berry, l'UMIH réclame la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle sanitaire - Véronique Gaulon

Chronologiquement, c'est le premier secteur de travail qui a été touché, avant même le confinement. Les restaurateurs, hôteliers et cafés ont été obligés de fermer samedi 14 mars à minuit. Seulement quatre heures après la prise de parole du Premier ministre Édouard Philippe. Depuis un mois, la situation est critique pour certains restaurants. "Mes collègues n'ont aucun revenu. Certains me disent qu'ils ne peuvent plus se retourner, qu'ils n'ont plus de quoi payer. On a vraiment très peur", s'inquiète Véronique Gaulon, présidente de l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) en Berry et vice-présidente pour la région Centre-Val de Loire. 

Des trésoreries parfois asséchées dans les restaurants

Les établissements les plus récemment installés souffrent beaucoup. Mais même les plus anciens traversent une période très rude. "Contrairement à une idée reçue, les marges réalisées dans les restaurants ne sont importantes. Ce sont les ventes au jour le jour qui permettent de payer les factures", explique Véronique Gaulon. Dans l'hôtellerie-restauration, il faut régulièrement investir dans du matériel, faire des travaux pour se mettre aux normes, recruter du personnel. 

Les bars et les restaurants ont une toute petite trésorerie

La frustration est d'autant plus grande pour les professionnels de la restauration quand on voit le temps splendide sur l'ensemble de la région Centre-Val de Loire depuis le début du confinement. "On aurait pu vraiment en profiter. Le mois de mai se présentait bien aussi avec plusieurs ponts et week-ends de trois jours. Les gens auraient pu se déplacer. Ça aurait pu être formidable mais tout est cassé. C'est démoralisant pour tout le monde", regrette Véronique Gaulon, présidente de l'UMIH en Berry.

"Les assurances ne font pas leur métier"

L'Etat doit apporter des aides. Mais elles ne vont pas suffire. Un report des charges ne fait que reporter le problème, selon l'UMIH. Les restaurants, bars et cafés militent pour un trimestre blanc, sans aucune charge à honorer. Et puis certaines aides ne sont pas octroyées aux professionnels. Mais la colère des restaurateurs se concentre sur les compagnies d'assurance.

"L'immense majorité des cafetiers, hôteliers et restaurateurs ont dans leur contrat une garantie de perte d'exploitation. Ça leur assure un revenu minimum quand le restaurant est fermé pour un incendie, une inondation ou une catastrophe naturelle", explique Véronique Gaulon. "Or, la pandémie n'était pas prévue puisqu'elle n'a jamais existé auparavant. Les assureurs se cachent derrière ça en disant que ce n'est pas marqué dans les clauses et refusent de verser cette garantie perte d'exploitation", s'indigne-t-elle.

De qui se fiche-t-on ? C'est vraiment intolérable de la part des assurances qui ne font pas leur métier.

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