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Société

A Woippy, les cheminots de Lorraine dénoncent la casse du fret ferroviaire

mercredi 9 mai 2018 à 17:19 Par Aurore Jarnoux, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Ils étaient une centaine réunis ce mercredi à la gare de triage de Woippy, la plus importante de France. Ils dénoncent encore et toujours la réforme du ferroviaire, notamment le cas du fret. Le gouvernement veut une filialisation du secteur. Pour les syndicats, c'est une aberration.

Une centaine de cheminots se sont rassemblés ce mercredi à la gare de triage de Woippy.
Une centaine de cheminots se sont rassemblés ce mercredi à la gare de triage de Woippy. © Radio France - Aurore Jarnoux

Woippy, France

Des pneus qui brûlent, des drapeaux CGT et Sud accrochés aux grillages : l'image est récurrente en ces temps de grève à la SNCF. Mais les cheminots ne veulent pas baisser les bras face à la détermination affichée par le gouvernement. Ils étaient d'ailleurs une centaine, venus de Metz, Nancy ou encore Épinal, réunis à la gare de triage de Woippy, en Moselle.

Le fret en grand danger selon les cheminots

Le gouvernement entend transformer le fret ferroviaire en filiale de la SNCF. Pour Laurent, agent à Woippy depuis sept ans, c'est encore une manière de casser le statut des cheminots. "Sur Woippy, si on perd un marché, il y aura un transfert de personnel, explique Laurent. Ce personnel ira dans l'entreprise qui a gagné ce marché et on nous garantit seulement notre statut quinze mois, donc dire que notre statut sera préservé, ce n'est pas vrai."

Une des affiches anti-gouvernement à Woippy. - Radio France
Une des affiches anti-gouvernement à Woippy. © Radio France - Aurore Jarnoux

Déjà le fret se porte très mal, selon les syndicats, depuis l'ouverture à la concurrence du secteur en 2006. "Malgré les opérateurs privés et la SNCF, le fret ne représente plus que 9% du trafic, souligne Fabien Bertrand, délégué Sud Rail. On était 18 000 cheminots au fret en 2003-2004, on est aujourd'hui 6800."

L'ouverture à la concurrence ne fonctionne pas"- Fabien Bertrand, délégué Sud Rail

Pour les syndicats, cette ouverture à la concurrence est une catastrophe. "C'est un désastre total et c'est ce que le gouvernement veut mettre en place avec la partie voyageurs", s'agace Eric, aiguilleur à Woippy depuis 16 ans.

En plus, pour les cheminots, la mise à mal du fret va à l'encontre d'un des thèmes chers à Emmanuel Macron, le climat. "Tout ce qu'on a perdu sur le transport de marchandises sur les voies ferrées s'est reporté sur la route, souligne Nicolas Rogue, de la CGT à Nancy. 

Une nouvelle action des cheminots le 14 mai

Les cheminots, notamment de Woippy et de Thionville, ont voté la poursuite de la grève à l'unanimité. La prochaine séquence démarre dimanche. Et lundi, le 14 mai, les agents de la SNCF ont prévu de mener une action. Des banderoles seront notamment déployées sur les ponts qui enjambent les autoroutes A31 et l'A4.