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Société

Absentéisme au travail : des arrêts maladie de plus en plus nombreux, surtout dans la fonction publique

mercredi 22 novembre 2017 à 8:30 Par Marina Cabiten et Frédéric Chapuis, France Bleu

L'absentéisme des Français au travail est en forte hausse depuis 2010, selon une étude de l'IFOP publiée mercredi. Une tendance qui touche le privé, mais encore plus la fonction publique.

Les arrêts de travail ont augmenté de 7,5% depuis 2010 selon une étude Ifop
Les arrêts de travail ont augmenté de 7,5% depuis 2010 selon une étude Ifop © Maxppp -

Avec en moyenne 17 jours d'arrêt de travail par an, les Français sont vice-champions d'Europe des arrêts de travail, selon l'étude de l'IFOP publiée mercredi. Seuls les Italiens ont une moyenne plus haute. Un absentéisme qui dure également plus longtemps.

Davantage d'absentéisme dans le public

Plus de 4 fonctionnaires sur 10 ont été absents au moins une fois en 2016 pour cause de maladie, contre 1 salarié sur 3 tous secteurs confondus. Autre constat dans le privé, plus la société est grande, plus les arrêts sont fréquents. Les femmes sont davantage en "maladie", notamment en raison des grossesses qui sont intégrées à ces données. Les ouvriers plus souvent et plus longtemps en arrêt que les cadres. C'est dans l'industrie et le bâtiment que les absences sont plus fréquentes.

Le vieillissement de la population en cause

Le taux d'absentéisme a, selon cette étude, augmenté de 7,5% depuis 2010. Plusieurs raisons sont évoquées par l'Ifop : d'abord des salariés et fonctionnaires plus âgés. Mais aussi la pression au travail plus forte, de nouveaux risques comme les troubles musculaires, ou encore la progression de l'emploi féminin et donc des grossesses parmi les salariées. Les accidents du travail ont eux aussi augmenté, de plus de 50% dans le public par exemple.

Un bémol dans cette étude : aucune marge d'erreur liée aux fraudes n'est avancée, faute de chiffres. Mais dans le privé, 11% des salariés avouent avoir déjà eu recours à un certificat de complaisance délivré par un médecin peu regardant. Selon cette étude sur les arrêts de travail, ils coûtent 7 milliards d'euros par an à la Sécurité sociale.

Des salariés qui renoncent à s'arrêter

19% des salariés du secteur privé ont déclaré avoir renoncé à un arrêt maladie pourtant prescrit par leur médecin traitant en 2016, selon cette étude. Les principales raisons avancées par les salariés sont le fait qu'il n'est "pas dans (leurs) habitudes de se laisser aller" (48%), la "peur d'être surchargé de travail au retour" (29%) ou de se "sentir contraint par la hiérarchie" (22%). Pourtant, 39% d'entre eux "regrettent" après coup de ne pas avoir respecté l'arrêt maladie prescrit tandis que 65% d'entre eux disent être conscients de l'impact de leur refus sur la "baisse de leur productivité au travail" et sur la "qualité de leur travail".