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Abus sexuels présumés sur des adolescents autistes en Isère : l'avocat général demande de rouvrir l'enquête

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Par , France Bleu Isère

Neuf familles ont fait un recours devant la cour d'appel de Grenoble. Il était examiné, ce mardi matin, l'avocat général a requis un complément d'enquête, alors qu'au mois d'avril, le juge d'instruction avait prononcé un non-lieu. Ces adolescents autistes auraient subi des abus sexuels en 2014-2015.

 Les familles ont l'espoir que la justice rouvre l'enquête sur les abus sexuels présumés subis par leurs enfants.
Les familles ont l'espoir que la justice rouvre l'enquête sur les abus sexuels présumés subis par leurs enfants. © Maxppp - François Destoc

L'affaire d'abus sexuels présumés sur des enfants et adolescents autistes dans un Institut Médico Éducatif (IME) à Voiron (Isère) n'est pas encore terminée. Les familles ont l'espoir que la justice rouvre l'enquête. C'est ce que l'avocat général a requis devant la cour d'Appel de Grenoble.  Elle avait été saisie par les parents des victimes présumées après le classement sans suite de leurs plaintes par la justice, en avril.  

La cour d'appel rendra sa décision le 28 janvier

Neuf familles avaient porté plainte en 2015. Leurs dix enfants autistes affirmaient avoir subi des abus sexuels fin 2014, début 2015. Trois éducateurs étaient désignés par les enfants. En avril dernier, la justice avait rendu un non-lieu général, en raison d'un manque de preuves et en raison de la fragilité de la parole des enfants et adolescents.  

_"Cela nous a fait du bien d'entendre les plaidoiries_, on se sent entendus", raconte Céline à la sortie de l'audience à huis-clos. "C'était difficile. L'agresseur de mon fils était là. Le revoir, pour moi, cela a été dérangeant". Cette maman d'un adolescent de 15 ans au moment des faits poursuit : "Il fallait que je sois là  pour soutenir mon enfant et les autres". Ce qu'elle attend de cette procédure ? "Qu'on fasse une vraie enquête pour trouver réellement ce qui s'est passé, parce qu'ils ont été agressés.

L'impression d'avoir été entendues pour les familles

"Nous sortons d'une audience durant laquelle la justice a été extrêmement attentive", dit maître Céline Astolfe qui intervenait pour la Fondation pour l'Enfance. "Il faut aussi dire que le parquet général a suivi les demandes des parties civiles en étant favorable à un supplément d'information. Ce qui nous semble être une excellente nouvelle pour cette famille qui est depuis des années à attendre que des investigations complémentaires soit faites, et que la justice aille vraiment au bout de cette affaire dans laquelle des enfants ont été victimes dans cet institut médico-éducatif".  

Maître Myriam Guedj-Benayoun, qui représente l'association "Innocence en danger" réclame "l'audition de tous les enfants par des professionnels psychiatres ou psychologues du handicap et de l'autisme, la confrontation avec les éducateurs incriminés et, surtout, surtout, que le juge d'instruction interroge deux des trois éducateurs. Il n'en avait interrogé qu'un seul".  

Pourquoi deux éducateurs n'ont-ils pas été entendus par la justice ?

Selon Maître Astolfe : "On ne l'explique pas. Justement ! On a l'impression que, peut-être, l'enquête a été faite rapidement. La question qui se posait, c'était de savoir si le juge pouvait  entendre les deux éducateurs puisque un seul a été entendu.  Donc, nous avons sollicité, officiellement, l'interrogatoire de ces deux éducateurs"  

Des études montreraient que les autistes ne mentent jamais ?

"C'est toute la partie technique du mémoire", précise Maître Guedj-Benayoun. "On a fourni des enquêtes scientifiques françaises, européennes et internationales sur le comportement des autistes dans le cadre de violences sexuelles, mais également sur le fait que les autistes, selon la théorie de l'esprit, sont complètement incapables de mentir".  

"Dix enfants qui se manifestent, sans se connaître, ce n'est pas rien" - L'avocate d'une famille

"Il y a quand même dix enfants- ce n'est pas rien dix enfants- qui se manifestent à leur manière bien sûr, pendant cette période-là, c'est-à-dire le dernier semestre 2014 et le premier semestre 2015, sans se connaître. Les parents ne se connaissent pas. De façon concomitante, il y a un médecin qui fait un signalement, une psychologue qui fait un signalement, ça fait beaucoup". Les familles auront la réponse à toutes ces demandes le 28 janvier 2021. 

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