Société

Accident de Feursmétal : une "marche lente" pour que la justice accélère

Par Julien Corbière, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 26 juin 2014 à 19:26

Jean-Luc Denis, membre du collectif "Vérité-Justice pour Jacques et Damien"
Jean-Luc Denis, membre du collectif "Vérité-Justice pour Jacques et Damien" © Radio France - Rémi Brancato

Ils vont défiler ce samedi entre la mairie et la fonderie de Feurs. Les proches de Jacques Tissot et Damien Jamot, salariés de Feursmétal, morts dans l'explosion de l'usine Valdi il y a 3 ans. L'instruction n'est pas finie et aucun procès n'est programmé pour le moment.

Pour lui, la justice ne va pas assez vite. Jean-Luc Denis est le beau-frère de Jacques Tissot, salarié de Feursmétal (aujourd'hui Castmétal), mort dans l'explosion de l'usine Valmi, à Feurs, avec son collègue Damien Jamot. Avec plusieurs autres proches des victimes, il a fondé le collectif "Vérité-Justice pour Jacques et Damien".

L'accident a eu lieu le 25 juin 2011. Damien et Jacques, salariés de Feursmétal, intervenaient pour une opération de maintenance dans l'usine Valmi, située sur le même site, qui recyclait des piles. On ne connait toujours pas les raisons de l'explosion qui les a tués. Trois ans après, l'instruction n'est pas terminée.

"Il faut dire où sont les responsabilités, les gens n'ont pas à avoir peur d'un procès" Jean-Luc Denis, membre du collectif "Vérité-Justice pour Jacques et Damien"

Il entend aussi dénoncer un accident qui n'est pas anodin, selon lui. "Un accident du travail n'est pas un accident banal" souligne Jean-Luc, qui assure qu'une dizaine d'accidents du travail se sont produits à la fonderie de Feurs depuis une dizaine d'années.

Jean-Luc Denis, membre du collectif "Vérité-Justice pour Jacques et Damien"

Les syndicats demandent des investissements supplémentaires dans l'ancienne usine Feursmétal, aujourd'hui renommée Castmétal. Ils estiment que les conditions de travail sont encore très dangereuses.

"Il y a une baisse des effectifs qui entraîne une recrudescence des accidents du travail" Ludwig Béraud, délégué CGT de Castmétal

Une marche lente ce samedi à Feurs

L'usine Valdi ne recycle plus de piles. Les activités sont à l'arrêt. Seuls 10 salariés sont toujours présents à Feurs. Le site de l'accident a été palcé sous scellé et des expertises doivent encore être pratiquées par les enquêteurs. Pour le PDG de Valdi, Benoît Bied-Charreton, "tout le monde a intérêt à ce que justice soit faite". Il dit comprendre la douleur et l'impatience des familles et des proches de victimes qui manifesteront ce samedi à Feurs.

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