Société DOSSIER : L'accident de train de Dudelange au Luxembourg

Accident de train de Dudelange : Guillaume Pepy veut rassurer les usagers

Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine jeudi 23 mars 2017 à 21:21

Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF.
Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF. © Maxppp - Vincent Isore

Plus d’un mois après l’accident de train mortel, le PDG de la SNCF était à Strasbourg, ce jeudi. Il a notamment rencontré des associations d’usagers et a réaffirmé que la sécurité était totalement assurée sur la ligne Nancy-Metz-Luxembourg.

A la SNCF, on appelle ça la "tournée du président". Ce jeudi, Guillaume Pepy, le PDG de la compagnie ferroviaire, était à Strasbourg, en marge d'une vaste opération de recrutement. Il a notamment rencontré plusieurs associations d'usagers du train dans la région Grand Est, pour évoquer avec leurs représentants les problématiques rencontrées au quotidien.

Cri d'alarme

Des rencontres "importantes", affirme Guillaume Pepy : elles permettent d'entendre plus directement ce que les usagers pensent du service proposé. Mais forcément, à peine plus d'un mois après l'accident mortel de Dudelange, il en a beaucoup été question. "Les associations d'usagers ont vraiment lancé un cri d'alarme à ce sujet, et elles ont raison", explique ainsi le PDG.

"C'est vrai qu'il a fallu, pendant 15 jours, creuser cet accident pour voir quelles en étaient les causes et être absolument sûr qu'en reprenant le service des trains on ne mettait personne en danger. Ça a été long, très long, trop long, j'en suis sûr. Mais la sécurité, c'est un impératif absolu, avant tous les autres."

Engagement du Luxembourg

Au sujet de la sécurité, précisément, et alors que certains cheminots font toujours valoir leur droit de retrait, Guillaume Pepy réaffirme que le Luxembourg "s'engage. Les CFL se sont engagés, et cet engagement-là vaut pour la France et pour l'ensemble de la SNCF et des cheminots. Quand on travaille en coopération avec un pays, la confiance, l'engagement de ce pays-là, doit nous servir de guide."

Mais ça n'est pas la seule doléance formulée par Henry Delescaut, le secrétaire général de l'AVTERML, l'association des voyageurs du TER Metz-Luxembourg. "On a parlé de la politique de communication de la SNCF, qui est totalement désastreuse, même avant la crise qu'on vient de traverser."

On travaille dans les coulisses"

"Nous avons aussi demandé à ce que les voyageurs abonnés TER puissent accéder au TGV. Car à mon sens, si un train est bondé d'un côté et qu'à côté il y a un train vide qui va dans la même direction, on doit pouvoir le prendre !"

Sauf qu'à la plupart de ces questionnements, la SNCF n'a pas répondu, ou en tout cas pas tout de suite. Sur le manque d'information, Vincent Téton, le directeur du TER dans le Grand Est, explique que des choses sont faites "dans les coulisses. Ce qu'on veut chercher à faire, c'est que les clients aient la même information sur l'ensemble des canaux, que ce soient les réseaux sociaux ou sur l'application SNCF. Et sur ce point-là, on a été probablement pris en défaut."

Lettre à Guillaume Pepy

Pour autant, Henry Delescaut a profité de l'occasion pour remettre un courrier à Guillaume Pepy. "Je ne venais pas avec beaucoup d'illusions à cette réunion. Le patron de la SNCF nous a invité, c'est déjà un grand pas. On savait très bien que cette réunion ne donnerait pas lieu à des réponses immédiates."

"Mais, poursuit-il, j'ai compensé le fait de ne pas avoir beaucoup de temps de parole par une longue lettre que je lui ai laissée. Je verrai sa réaction aux différents points soulevés. Mais effectivement, concrètement, aujourd'hui, on n'a pas beaucoup avancé."