Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Les maternités ajoutent du stress aux femmes alors qu’elles devraient les préserver"

-
Par , France Bleu Gironde

L’accouchement au coeur de toutes les préoccupations en cette période de coronavirus. Les visites ne sont plus autorisées depuis le début du confinement mais dans certains hôpitaux et cliniques, la femme qui accouche doit rester seule.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Les règles sont multiples et parfois contradictoires. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), la femme qui accouche doit être accompagnée par la personne de son choix pendant ce moment particulièrement intense. 

L’ARS de Nouvelle-Aquitaine a de son côté repris la recommandation du Haut Conseil de la Santé Publique qui explique que le deuxième parent peut rester à condition qu’il reste confiné avec la mère. C’est ce qui est mis en place aux centres hospitaliers de Bordeaux, Arcachon ou Libourne.

Recommandation de l'ARS datée du 18 mars 2020
Recommandation de l'ARS datée du 18 mars 2020 - ARS

En revanche, dans sa dernière recommandation, le Collège National des Gynécologues Obstétriciens interdit la présence du second parent en suites de couches, l’hospitalisation qui suit l’accouchement. Une recommandation appliquée à la polyclinique Bordeaux Rive Droite à Lormont par exemple mais aussi aux hôpitaux de Bergerac ou Périgueux en Dordogne.

   Recommandation du CNGOF - Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français
Recommandation du CNGOF - Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français

Du côté de la préconisation du ministère de la Santé relayée par le secrétaire d’Etat Adrien Taquet, aucun élément n’est précisé sur l’après-accouchement pour ce qui est de la présence de l’accompagnant de son choix.

Les futures mamans vivent mal ce stress supplémentaire, comme Clémence, qui doit accoucher dans moins de deux mois au CHU Pellegrin à Bordeaux. Elle regrette de devoir vivre seule beaucoup de moments : "On ne revivra pas ces instants, j'ai dû faire ma dernière échographie seule, tous les cours de préparation sont annulés, l'information sur la péridurale aussi... c'est du stress supplémentaire !"

Malgré l'interdiction, il y est retourné plusieurs fois sans rien dire

Pour le moment, le CHU assure à Clémence que son compagnon pourra rester confiné avec elle après l’accouchement. Certains établissements l’interdisent, c’est ce que dénonce France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine par la voix de son coordinateur Etienne Klein : "Certains établissements ferment totalement les portes par principe de précaution. Sur le terrain on se rend bien compte que ça ne fonctionne pas. Un papa qui avait été interdit dans une clinique à Lormont près de Bordeaux nous a avoué qu'il y été retourné tous les jours sans rien dire et plusieurs fois, donc il faisait des allers-retours."

Une pétition mise en ligne

Le collectif Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologique vient de lancer une pétition pour que les accompagnants soient garantis en salle de naissance. Collectif qui estime que les maternités ajoutent du stress aux jeunes mamans au lieu de les préserver : "Ces décisions prises de manière autoritaire sont imposées aux couples qui se retrouvent dans un profond désarroi et sans solutions. Chaque maternité étant décisionnaire, on constate des situations disparates sur l’ensemble du territoire. Les couples tentent alors dès transferts de dossiers au pied levés et pour les plus désespérés envisagent un accouchement chez eux sans assistance (...) certaines maternités ont fait volte-face et accepté de nouveau les accompagnants en salle de naissance. Cependant, la situation reste aujourd’hui encore bloquée pour les suites de couche."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu