Société

Accueil des migrants | Varennes-sur-Allier : la vie s'organise sur l'ancienne base militaire

France Bleu Pays d'Auvergne dimanche 25 octobre 2015 à 20:34

Le centre d'hébergement de Varennes-sur-Allier
Le centre d'hébergement de Varennes-sur-Allier © Radio France - Laureline Dubuy

L'ancienne base aérienne de Varennes-sur-Allier en Auvergne a été transformée en centre d'hébergement. Depuis vendredi dernier, le site accueille près de 200 migrants venus du Soudan, du Mali, de Somalie, de Tunisie et d' Afghanistan.

L'ancienne base militaire de Varennes-sur-Allier accueille 160 migrants en ce moment Le centre d'hébergement a une capacité d'un peu plus de 200 places. 

_*Les migrants ont été relogés à Varennes-sur-Allier après l'évacuation d'un squat occupé par plus de 1.300 personnes dans un lycée à Paris

*_

 Il n'y a que des hommes seuls qui vivent dans le centre d'hébergement de Varennes-sur-Allier. Ils viennent du Soudan, de Somalie, de Tunisie, de Libye ou d’Afghanistan entre autre. Le site, géré par l'association Viltaïs a ouvert vendredi dernier et la vie commence à s'organiser pour les migrants comme pour tous ceux qui les accompagnent. 

La vie s'organise dans le centre d'hébergement de Varennes-sur-Allier

Les migrants qui sont arrivés vendredi dernier pourront rester dans le centre d’hébergement pendant un mois, le temps de faire tout les papiers de demande d'une autorisation de séjour provisoire. 

Tous les jours une quinzaine de travailleurs sociaux et de bénévoles de l'association Viltaïs  accompagnent les migrants. Pierre est bénévole, il vient de Montluçon il a passé sa première journée sur le site :

"Il y a quelque chose qui a été très émouvant, ce matin quand on nous a présenté comme des bénévoles c'est eux qui nous ont dit "welcome", c'est nous qui les accueillons et c'est eux qui nous disent welcome c'est fort. On les a déplacés de Paris, ils ne savaient pas où ils allaient, ils arrivent dans un lieu qui est une ancienne caserne, avec des barrières autour, c'est assez déstabilisant. Ils se posent beaucoup de questions sur ce qu'ils ont le droit de faire, où ils peuvent aller c'est assez compliqué et nous ce soir on retourne dans notre quotidien, on n'est pas dans la même situation eux ils sont en difficulté, nous pas." Pierre, bénévole

Pierre, bénévole à Varennes-sur-Allier