Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Tour de France 2018

Accueillir une étape du Tour de France, ça vaut le coût ? L'exemple d'Arras-Roubaix

vendredi 13 juillet 2018 à 17:59 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

Les collectivités locales se bousculent chaque année pour accueillir le troisième événement sportif au monde. Il y a un prix à payer mais surtout un retour sur investissement qui serait très avantageux selon l'organisateur de la course cycliste, ASO.

Le Tour de France s'élance de la Grand Place d'Arras, en 2015
Le Tour de France s'élance de la Grand Place d'Arras, en 2015 © Maxppp - Pascal Bonnière

Roubaix, France

Arras aime la grande boucle. C'est la troisième fois en 5 ans que la cité accueille le Tour de France. Pour cela, la communauté urbaine a payé 84.000 euros à ASO, l'organisateur du Tour, pour être ville départ. A cette somme, il faut rajouter 20 000 euros de frais supplémentaires (sécurité, barrières, nettoyage,...). 

40.000 euros pour rénover l'avenue où sera jugée l'arrivée

A l'autre bout de l'étape, Roubaix, qui n'avait plus accueilli d'arrivée du Tour depuis 1985, a déboursé 144.000 euros. Il faut rajouter 106.000 euros en frais supplémentaires pris en charge par la Métropole Européenne de Lille. La Mél a également pris en charge la réfection de la ligne d'arrivée, sur l'avenue Van der Meersch, le long du Stab', le Vélodrome couvert régional. Un chantier à 40.000 euros, prévu de longue date, mais qui a été avancé à l'occasion du passage du Tour. On en profite aussi pour enlever provisoirement un îlot central équipé d'un feu tricolore afin de dégager la route sur six mètres de large et ainsi sécuriser une arrivée au sprint avec une cinquantaine de coureurs. C'est pour cette raison, une potentielle arrivée au sprint, que le choix de l'avenue Van der Meersch a été privilégié au vélodrome historique de Paris-Roubaix.

Le bitume tout neuf de l'avenue Van der Meersch, avec un ilôt central enlevé pour le passage des coureurs - Radio France
Le bitume tout neuf de l'avenue Van der Meersch, avec un ilôt central enlevé pour le passage des coureurs © Radio France - Stéphane Barbereau

Autre chantier : la restauration des pavés par le Conseil départemental du Nord : 52.000 euros pour 167m² de pavés rénovés. Côté Pas-de-Calais, le département a dépensé 1.500 euros pour sécuriser une voie ferrée désafectée traversant une route empruntée par le peloton. L'objectif est d'éviter que la roue d'un coureur ne se coince dans les rails, on a donc combler provisoirement avec la chaux, 500 ballots de paille ont également été installés le long de la route pour amortir une chute.

Un investissement très rentable

Au final, les collectivités locales auront dépensé pour cette 9e étape du Tour de France environ 450.000 euros. Selon ASO, pour un euro d'argent public dépensé, le commerce local en récupère entre 4 euros et 10 euros. Appliqué à notre étape nordiste, les retombées économiques sont donc estimées entre 1.800.000 et 4.500.000 euros. En moyenne, chaque spectateur du Tour dépenserait 40 euros. Des arguments économiques qui attirent donc les villes candidates sans parler de l'effervescence autour de la course rappelle Guillaume Delbar, le maire de Roubaix : 

Cela nous amène une animation incroyable qui se décline dans les boutiques, la population, la ville. Les hôtels sont pleins, ce qui n'est pas courant chez nous un 14 juillet

L'élu veut continuer à attacher l'image du vélo à Roubaix. Il souhaite donc accueillir à l'avenir la Grande Boucle tous les trois à quatre ans. L'épreuve sportive est diffusée dans 190 pays à travers le monde. D'où ce calcul, toujours réalisé par l'organisateur : pour avoir le même écho médiatique, les villes d'Arras et de Roubaix auraient chacune dû débourser en campagne de publicité au moins une dizaine de millions d'euros.