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Société

Accueillir une grosse manifestation internationale, un coup de poker?

jeudi 16 novembre 2017 à 18:56 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

La France accueillera en 2023 la Coupe du monde de rugby. En août 2024, elle organisera les Jeux Olympiques à Paris. A l'agenda, aussi, peut-être, l'exposition universelle de 2025 à Saclay, près de Paris. Accueillir de grosses manifestations internationales, est-ce une bonne affaire? Pas toujours.

L'Exposition universelle de Milan en 2015 a attiré 20 millions de visiteurs
L'Exposition universelle de Milan en 2015 a attiré 20 millions de visiteurs © Maxppp - Christian BEUTLER

La France organisera en septembre et en octobre 2023 la Coupe du monde de rugby. En août 2024, elle accueillera les jeux Olympiques à Paris. Si le projet français l'emporte dans un an, Saclay, près de Paris, servira de cadre à l'exposition universelle de 2025. Accueillir de grosses manifestations internationales, c'est parfois le jackpot, mais pas toujours. On connait ces J.O. ratés, ces "éléphants blancs", comme on les appelle, ces grands projets coûteux qui pèsent ensuite lourdement sur les économies nationales, comme les JO d'Athènes en 2004. A Athènes comme à Londres en 2012, les vacanciers ont fui, découragés par les nombreux chantiers et par les mesures de sécurité.

Ces grandes capitales, tout de même, en ont profité pour moderniser leurs infrastructures. Barcelone a rénové pour les jeux de 1992 son aéroport et sa voirie. Et puis, il ne faut pas oublier que candidater aussi coûte cher. L'Angleterre a renoncé à postuler pour l'Euro 2024. Lors de sa campagne pour la coupe du monde de 2018, elle a déboursé 23 millions d'euros.

Treize sites pour une seule compétition

L'Euro 2020 de foot se disputera dans treize pays, pour limiter les dépenses. Saint-Pétersbourg en a tout de même profité pour s'offrir un nouveau stade de 68.000 places. Bruxelles veut construire un "Eurostade" de 300 millions, mais le projet est freiné par un différend entre la capitale belge et le Brabant flamand.

Un gros championnat, c'est l'occasion de braquer les projecteurs sur une ville ou un pays. Pour l'Euro 2020, les équipes et leurs supporters vont voyager de Bilbao à Bakou. Les fédérations, enfin, tablent sur des bénéfices. L'Euro 2016 a rapporté deux milliards d'euros à l'UEFA, qui en a reversé une partie aux fédérations nationales. Le rugby français espère glaner de l'argent frais en 2023. Il compte également regagner des licenciés.

Des expositions qui se lisent encore dans l'architecture des villes

Une exposition universelle, aussi, peut rapporter gros. L'exposition universelle de Lisbonne, en 1998, a généré cinq milliards d'euros, huit fois le budget investi, selon le bilan du gouvernement portugais. Pour l'édition de 1992, Séville a obtenu la première ligne de TGV espagnole, la liaison avec Madrid. Son aéroport a pris un coup de neuf. Et n'oublions pas que Paris garde quelques beaux souvenirs de ses différentes expositions universelles, comme le Palais de Chaillot et le Palais de Tokyo, en 1937. Le Grand Palais, en 1900 et surtout la Tour Eiffel, reliquat de l'édition 1889...