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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Acte XI des Gilets jaunes à Bordeaux, Maxime Nicolle, a été arrêté par la police puis relâché

samedi 26 janvier 2019 à 12:03 - Mis à jour le samedi 26 janvier 2019 à 21:23 Par Laurine Benjebria et Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Bordeaux reste l'un des bastions du mouvement des gilets jaunes. Pour leur acte XI ce samedi, ils étaient près de 6.000 manifestants au plus fort de la mobilisation selon nos estimations. L'un des leaders nationaux a été arrêté dans la soirée, relâchée 2h à peine plus tard.

Acte XI des gilets jaunes à Bordeaux
Acte XI des gilets jaunes à Bordeaux © Radio France - Pierre-Marie Gros

Bordeaux, France

La mobilisation des gilets jaunes ne faiblit pas à Bordeaux. Ils étaient près de 6.000 manifestants à défiler dans les rues du centre-ville selon nos estimations, des chiffres semblables aux deux derniers samedis. Une nouvelle fois, donc Bordeaux est l'une des places fortes du mouvement des gilets jaunes. Le ministère de l'Intérieur a comptabilisé plus de 69.000 manifestants dans tout le pays à 19h, dont 4.000 à Paris. Quarante-neuf personnes ont été interpellées, selon la préfecture de Gironde. Maxime Nicolle, l'un des leaders des gilets jaunes, a été arrêté lors de la marche nocturne, relâché vers 22h30.

Une mobilisation quasi équivalente à l'acte X

Comme chaque samedi, les gilets jaunes s'étaient donnés rendez-vous à 13h place de la Bourse. La foule compacte est ensuite partie dans le calme, empruntant le cours Clémenceau, la porte de la Victoire et la rue Sainte-Catherine. Au passage des gilets jaunes, les commerçants ont baissé le rideau, par crainte de débordement. Puis, à 16h, ils sont restés postés quelques dizaines de minutes sur la place de la Comédie, où ils ont entonné la Marseillaise.

Cet acte XI a mobilisé presque autant de monde que la semaine passée, soit près de 6.000 manifestants au plus fort de la mobilisation selon nos estimations. Le cortège a défilé pendant plus de trois heures dans les rues du centre-ville au rythme des pétards et fumigènes. Ils criaient les slogans habituels, tels que "Macron démission" ou "Castaner prison" ou encore "_Emmanuel Macron, on va tout casser chez to_i". 

La situation s'est tendue place Pey Berland

Aux alentours de 16h30, les gilets jaunes ont commencé à se diriger vers l'Hôtel de ville, théâtre ces dernières semaines des premiers affrontements. Les premiers incidents ont éclaté peu avant 17h place Pey Berland où les forces de l'ordre ont répondu aux jets de projectiles en tentant d'évacuer les lieux avec canons à eau et gaz lacrymogène. Quelques mouvements de foule s'en sont suivis, mais une partie des manifestants est restée sur place, quelques feux allumés sur les voies du tramway. La foule a ensuite été repoussée cours Victor Hugo. Des tensions ont ensuite eu lieu dans le secteur de la gare Saint-Jean et sur le cours de la Marne.

Maxime Nicolle, l'un des leaders du mouvement national a été arrêté

Il y avait dans le cortège bordelais ce samedi, l'une des figures de la contestation nationale, Maxime Nicolle, qui se fait appeler Fly Rider sur les réseaux sociaux. Cette figure médiatique controversée est venue à Bordeaux pour "montrer que la mobilisation ne se fait pas seulement dans la capitale parisienne". Apprécié des gilets jaunes, il s'est livré à quelques séances selfies et autographes.Dans la soirée, Maxime Nicolle a été interpellé au milieu d'un live Facebook. Il n'a pas été placé en garde-à-vue, entendu à peine deux heures au commissariat central de Bordeaux.

Selon la préfecture, les forces de l'ordre avaient demandé aux gilets jaunes de se disperser, ce que Maxime Nicolle a refusé de faire. Il participait à la marche nocturne des gilets jaunes qui a réuni près de 200 personnes selon nos confrères de l'AFP.