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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉO - Une bavure policière à Besançon pendant l'acte 20 des "gilets jaunes" ?

dimanche 31 mars 2019 à 9:38 - Mis à jour le dimanche 31 mars 2019 à 19:36 Par Elie Abergel, France Bleu Besançon et France Bleu

Près de 800 personnes ont défilé pour l’acte 20 des gilets jaunes, ce samedi, à Besançon, dans le Doubs. Un gilet jaune aurait reçu un violent coup de matraque sans raison apparente de la part d’un policier.

Des affrontements ont éclaté avec des forces de l'ordre.
Des affrontements ont éclaté avec des forces de l'ordre. © Radio France - Christophe Mey

Besançon, France

Un gilet jaune a-t-il reçu un coup de matraque à la tête sans raison à Besançon ?  Une vidéo publiée par une journaliste de Radio Bip-Média 25 montre un manifestant qui ne présente en apparence aucune menace recevoir un violent coup de matraque, asséné par un policier en pleine course. 

Dans l’extrait vidéo publié sur les réseaux sociaux par Radio Bip-Média 25, le policier arrive d’ailleurs par derrière et frappe le manifestant alors que celui-ci ne semble pas le voir. Le manifestant, de son côté, semble pacifique.

Le préfet du Doubs Joël Mathurin affirme que ces images sont sorties de leur contexte. Il rappelle que la manifestation n'était pas déclarée, et qu'il avait donné l'ordre de dislocation dès 16h, en raison de la présence dans le cortège de casseurs proches de la mouvance "black blocks", disposés à en découdre avec les forces de l'ordre.  La vidéo aurait été tournée lors d'une opération d'interpellation ciblée d'un de ces casseurs. 

Le manifestant semble ramasser une grenade pour la renvoyer vers les policiers" - le préfet du Doubs Joël Mathurin

Selon le préfet, l'homme victime du coup de matraque a eu un comportement d'hostilité et d'obstruction envers les policiers:   "Le manifestant, semble-t-il, ramasse une grenade pour la renvoyer vers les policiers, et c'est pour l'empêcher de ramasser cette grenade et pour faire un passage vers la cible de l'interpellation qu'il y a eu ce geste" affirme Joël Mathurin, qui estime que si la personne se trouvait à cet endroit à ce moment, c'est qu'elle voulait protéger les casseurs.   

La vidéo ne montre aucun comportement d'hostilité ou d'obstruction de la victime envers les policiers

Mais un examen attentif de l'intégralité de la vidéo en haute définition montre qu'il n'en est rien.  On y voit l'un des policiers perdre dans sa course un objet, qui semble être une grenade lacrymogène, il tombe quasiment entre les jambes du gilet jaune, visiblement  surpris par la charge des forces de l'ordre. L'homme ne se baisse pas pour le ramasser, au contraire, il s'en écarte comme s'il craignait que ça n'explose et il se tourne vers le policier pour lui dire de récupérer l'objet.

C'est à ce moment là qu'il se fait matraquer violemment, au visage, par un autre policier qui arrive par derrière. Il s'écroule, il est en sang,  les policiers poursuivent leur charge. Tout se passe en quelques secondes, on peut tout à fait comprendre que dans le feu de l'action il y ait pu y avoir eu une erreur d'appréciation, mais en aucun cas la victime n'a eu de comportement d'hostilité ou d'obstruction vis à vis des policiers.

Des heurts en fin de journée

800 personnes ont défilé samedi à Besançon, pour l’acte 20 des gilets jaunes. La manifestation a commencé dans le calme, puis des heurts avec les forces de l’ordre ont eu lieu, notamment quand les manifestants ont tenté de passer la Porte Noire et ensuite lors de la dislocation à proximité de St Jacques et de Chamars. 

Il y a eu six interpellations et la préfecture confirme que les forces de l’ordre ont fait usage deux fois du lanceur de balle de défense (LBD).