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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Acte XXVI des "gilets jaunes" à Dijon : dans le calme, ils sont passés au cœur de la Grande Braderie

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Par , France Bleu Bourgogne

C'était une manifestation un peu particulière pour le XXVIe acte des "gilets jaunes" à Dijon. Ce samedi près de 300 manifestants se sont mêlés à La Grande Braderie dans une ambiance festive, mais la rencontre a été peu concluante : retrouvez l'incompréhension de certains commerçants ou passants.

Les gilets jaunes ont déambulé au milieu de la braderie ce samedi
Les gilets jaunes ont déambulé au milieu de la braderie ce samedi © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Lors de cet acte XXVI des "gilets jaunes" à Dijon, les centaines de manifestants se sont rendus en centre-ville et se sont mêlés à La Grande Braderie. Ils ont fait plusieurs allers-retours rue de la Liberté dans le calme et la festivité. L'idée était de montrer qu'ils sont encore là et qu'ils ne sont pas bien méchants, face à eux, la plupart des passants et commerçants eux étaient plutôt réticents. Cette braderie est censée sauver les affaires en baisse depuis le début du mouvement, mais la pluie et les "gilets jaunes" ne sont pas des conditions optimales pour brader.  

Une ambiance festive en cœur de ville, pour montrer qu'ils sont encore là

L'idée ce samedi était de déambuler loin des forces de l'ordre, de faire passer des messages en musique, sous le rythme des percussions. "On se doute bien que tout le monde ne nous voyait pas au milieu de la braderie. Mais les gilets jaunes sont des gens comme les autres, on peut avoir notre place ici, montrer notre présence dans un esprit calme de déambulation. C'est une marche, on reste au milieu des gens et cela se passe bien," explique un gilet jaune.

Ils ont lancé des petits papiers jaunes inscrits de messages comme "France à fric", "Pour préserver la nature, notre futur, notre mémoire", ce qui a fortement agacé certains commerçants, l'une d'elle s'exclamant : "vous parlez de protéger la planète mais vous balancez ça, devant nos boutiques, et après, qui est-ce qui nettoie ? Moi je peux pas manifester, il y a personne pour me remplacer le samedi et je touche à peine 1 200 euros par mois ! "

Des confettis jaunes lancés pour faire passer leur message - Radio France
Des confettis jaunes lancés pour faire passer leur message © Radio France - Sophie Allemand

"Oh ils nous emmerdent les 'gilets jaunes'" : certains voient ça d'un mauvais œil

Certains commerçants ou passants comprennent et plaisantent avec eux. D'autres sont moins convaincus, comme cette gérante de boutique de textiles postée devant sa vitrine qui les regardent avec consternation : "pour moi c'est pas de l'ambiance ça, ils sont en train de réduire des gens qui travaillent toute l'année ! En centre-ville on a besoin d'avoir une clientèle, là les gens ne viennent plus car il n'y a plus de tram ni de bus. On n'a pas la même idée du festif."

Reportage à la braderie : drôle de rencontre en les gilets jaunes soudés et les autres, qui regardent cela de loin

Plus loin, un passant lance à propos des manifestants : "oh ils nous emmerdent les gilets jaunes." Bruce : "gilet jaune" au nez rouge est le clown de la manifestation. Alors il en plaisante, mais pour lui ce genre de paroles dans un climat si sensible peut vraiment faire mal au cœur, "car ça veut un peut dire 'tu nous embêtes avec ta souffrance, laisse nous vivre tranquillement je n'ai pas envie que tu sois trop visible, j'ai pas envie de te parler ou te voir, je comprends pas ton truc', oui ça fait mal."

Au niveau national le mouvement s’essouffle après bientôt six mois de mobilisation. Selon le ministère de l'Intérieur, ils étaient 18.600 manifestants en France, dont 1.200 à Paris soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement le 17 novembre. Un décompte contesté par les "gilets jaunes" qui ont annoncé environ 37.500 manifestants.