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Société

Affaire Fañch : la Cour de Cassation rejette le recours contre le tilde du prénom breton

La Cour de Cassation rejette le pourvoi qui demandait l'annulation du "tilde" dans l'orthographe du prénom du petit Fañch, né en mai 2017. Depuis sa naissance, ses parents se battent pour faire valider le tilde (ñ) du prénom breton.

Fañch et ses parents
Fañch et ses parents © Maxppp - Daniel Bourvon

Quimper, France

La Cour de Cassation a tranché. L'orthographe du prénom breton du petit Fañch, né en mai 2017 à Quimper, et de son tilde (~) est validée, selon l'avocat des parents Jean-René Kerloc'h. Un vrai soulagement pour le père de famille Jean-Christophe Bernard, qui se bat depuis des années pour demander que l'orthographe bretonne du prénom de son fils soit conservée : "On a gagné, explique le papa,  on va pouvoir continuer à l'appeler Fañch, c'est officiel. On va pouvoir passer à autre chose", explique-t-il sur le chemin de l'école. "On pousse un gros ouf de soulagement", avoue-t-il, "et je passe un coucou à nos amis basques aussi, j'espère que ça va marcher pour eux."

"L'affaire Fañch" date de 2017, année de la naissance du petit garçon. A l'époque, le prénom avait été refusé. En cause, le tilde (~) sur le n de Fañch, un signe diacritique inconnu de la langue française, selon le procureur du tribunal de Quimper, qui avait refusé l'orthographe du prénom. Les parents avaient fait appel. 

Un conflit tranché par la Cour d'appel de Rennes qui avait donné raison aux parents du petit garçon, jugeant que "la graphie de la lettre n avec un tilde la surmontant est française". L'histoire avait alors connu un nouveau rebondissement : puisque le parquet avait décidé de se pourvoir en cassation.

Le père de Fañch, Jean-Christophe Bernard,  explique : "On ne pensait pas que ce serait arrivé si loin. C'est quand même la plus haute juridiction française qui a été obligé de trancher pour son prénom". L'avocat de la famille, Jean-René Kerlorc'h, regrettait : "un arrogant mépris pour le peuple breton dans ce qu'il a de précieux, comme si la langue bretonne était encore aujourd'hui une menace pour la langue française".

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