Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

La préfète d'Indre-et-Loire réagit aux incidents de la place Jean Jaurès à Tours

dimanche 25 novembre 2018 à 13:13 Par Denis Guey, France Bleu Touraine

La préfète d'Indre et Loire, par la voix de sa directrice de cabinet Ségolène Cavalière, tire le bilan de la manifestation des gilets jaunes qui a dégénéré dans le centre ville de Tours samedi soir. Et elle apporte des explications à la réaction des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Au moment le plus fort des affrontements, 65 policiers étaient mobilisés place Jean Jaurès
Au moment le plus fort des affrontements, 65 policiers étaient mobilisés place Jean Jaurès © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Indre-et-Loire, France

Samedi après-midi et jusqu'au soir, place Jean Jaurès à Tours, une soixantaine de policiers a fait face à plusieurs centaines de manifestants, en majorité des gilets jaunes. Le face-à-face, très tendu, s'est vite transformé en affrontements. La police a fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises pour disperser les gilets jaunes mais aussi des casseurs qui s'étaient infiltrés. 

Sur les réseaux sociaux comme chez les tourangeaux qui habitent le centre-ville, les questions se multiplient sur les causes exactes de ces affrontements. N'auraient-on pas pu les éviter? Est-ce que la réponse de la police a été proportionnée? Et au final, quel est le bilan de cette soirée de violences urbaines? Ségolène Cavalière, la directrice de cabinet de la préfète d'Indre-et-Loire, s'exprime pour la première fois sur ces incidents et répond aux questions de France Bleu Touraine.

Des infractions graves ont été commises

La directrice de cabinet de la Préfète, précise que 65 policiers ont été engagés au plus fort des incidents. Ils ont fait usage des moyens de désencerclement et de gaz lacrymogènes parce que cette manifestation, à un moment, n'a plus respecté le cadre légal : le fait de déclarer sa manifestation en préfecture, ce qui n'était pas le cas, et surtout le fait de ne pas commettre d'infraction. Or en milieu d'après-midi les gilets jaunes qui étaient plutôt calmes ont eu des renforts qui sont arrivés et ont voulu mettre le feu à des palettes sur les voies du tram. Cela devenait une infraction grave et la police est intervenue pour faire cesser ce trouble.

Des casseurs étaient présents

On a effectivement constaté que dans le rassemblement de la place Jean Jaurès on avait aussi des individus venus pour en découdre avec les forces de l'ordre. 

Est-ce que la police a pris en compte le fait que nous étions à une heure où la foule était nombreuse en ville?

12 interventions des pompiers pendant les incidents

Dès que la police a commencé à intervenir, explique la Préfecture, un périmètre de sécurité a été mis en place pour que les gens qui venaient faire leurs courses rue Nationale et alentours ne soient pas impactés. Ensuite de manière générale l'utilisation des gaz lacrymogènes fait l'objet d'une doctrine d'emploi extrêmement stricte dans la manière de les utiliser pour limiter le nombre de personnes impactées. 

Il n'y a eu aucun dérapage. On compte 12 blessés légers. 

Les pompiers sont intervenus 12 fois place Jean Jaurès pour apporter des secours, essentiellement à des blessés légers. Il n'y a pas de blessé du côté des policiers, ce sont des blessés du côté des manifestants. La police nous a par ailleurs fait part de 5 interpellations, 5 hommes dont deux mineurs, interpellés place Jean Jaurès et autour du pont Saint Sauveur. Ils sont tous en garde à vue.

La directrice de cabinet tire aussi le bilan matériel: il y a eu de la casse essentiellement sur le mobilier urbain et pas dans les commerces.