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Société

Agressions homophobes : "À Saint-Étienne, le soir, on fait attention à ne pas se promener main dans la main"

dimanche 28 octobre 2018 à 17:56 Par Nerissa Hemani, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

L'association LGBT+ stéphanoise le Triangle Rose a fêté ses deux ans ce week-end. Un anniversaire un peu particulier alors que ces dernières semaines plusieurs agressions homophobes ont eu lieu à Paris. À Saint-Étienne aussi, le sentiment d'insécurité est toujours présent.

Dimanche dernier 3000 personnes se sont réunies à Paris contre l'homophobie
Dimanche dernier 3000 personnes se sont réunies à Paris contre l'homophobie © Maxppp - Jan Schmidt-Whitley/Le Pictorium

Saint-Étienne, France

C'est un anniversaire un peu spécial pour l'association stéphanoise LGBT+ le Triangle Rose. Depuis deux ans, ses bénévoles luttent contre les discriminations envers les homosexuels et même si l'ambiance est à la fête, personne n'oublie les récentes agressions homophobes qui ont eu lieu à Paris.

"On n'est jamais serein peu importe l'endroit où l'on se trouve"

Mickaël se déplace dans les collèges de la Loire pour faire de la prévention et de la sensibilisation. Pour lui, Saint-Étienne n'est pas une ville plus sûre qu'une autre. "On n'est jamais serein peu importe l'endroit où l'on se trouve. Même à Saint-Étienne et davantage le soir, on fait attention à ne pas se promener main dans la main, ne pas s'embrasser." S'il avoue ne jamais s'être fait agresser physiquement, les agressions verbales sont fréquentes : "on me traite de "sale gay", de "sale tapette", on me dit de rentrer chez moi. Du coup _on essaie d'être le plus neutre possible alors même qu'on ne devrait pas_, on est comme on est !" explique le jeune homme. 

Difficile de libérer la parole 

L'association accompagne également les victimes d'agressions dans leur dépôt de plaintes, mais rares sont ceux qui osent aller jusque là.

"Au niveau des agressions on en a eu quelques-unes mais on ne peut pas les quantifier parce que les victimes ne donnent pas forcément suite en justice" regrette Ronan, le trésorier de l'association. "Quand on va porter plainte on dit "je suis homosexuel j'ai subi une agression homophobe, transphobe", c'est s'assumer en tant que tel et ce n'est pas donné à tout le monde !" ajoute-t-il. Autre problème, le manque de preuves en cas d'agressions verbales décourage rapidement les victimes.

À Saint-Étienne, le Triangle Rose est une des seules associations LGBT+ à faire de la prévention en milieu scolaire, avec notamment l'association Démineurs.