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Agressions pour non-port du masque en Île-de-France : le signe d'un "climat de peur" selon un sociologue

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Par , France Bleu Paris

Le sociologue Laurent Mucchielli estime que nous ne pouvons pas parler d'un regain de violence avec les agressions observées pour non-respect du port du masque, ces derniers jours, en région parisienne. Ce sont, selon lui, des réactions de panique de gens "anxieux" du climat dans lequel nous vivons.

Il y a eu, depuis que le masque est imposé dans certains endroits, une dizaine d'agressions en région parisienne de la part de personnes n'acceptant pas des remontrances sur leur visage découvert.
Il y a eu, depuis que le masque est imposé dans certains endroits, une dizaine d'agressions en région parisienne de la part de personnes n'acceptant pas des remontrances sur leur visage découvert. © Maxppp - Roland Macri

L'agression d'un homme dans une laverie de Soisy-sous-Montmorency, début août, ou celle d'une infirmière dans un bus à Neuilly-sur-Marne, pour avoir demandé à des clients de porter des masques, sont-elles le signe d'un regain de violences depuis le déconfinement ? Pour le sociologue, Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des phénomènes de délinquance, il y a effectivement un "retour de bâton", mais il ne faut pas faire, selon lui, d'amalgame.

"Pendant le confinement, il y a eu un écroulement de la délinquance de la voie publique comme les cambriolages, à Marseille par exemple, c'est de l'ordre de 70%, a-t-il expliqué sur France Bleu Paris, ce vendredi. Une tendance qui s'est aussi observée en région parisienne. "Après, avec le déconfinement, on a assisté progressivement à la normale, en quelques sortes. Il ne faut pas confondre ça avec une autre chose qui existe aussi, des gestes de panique, d'émotion, d'embrouilles qui peuvent survenir au sujet des gestes barrières et du masque."

Les groupes militants anti-masques, ça se compte sur le doigt des mains

Pour Laurent Mucchielli, "nous sommes dans un climat de peur" entretenu par une partie des médias et les personnalités politiques. "Ça a des conséquences terribles sur le terrain. Il y a une partie des gens qui sont très anxieux et qui ont de réaction de panique. On voit des gens qui se mettent à crier très, très vite, et dans certains cas des bagarres se déclenchent pour des choses futiles. Les groupes militants anti-masques, ça se compte sur le doigt des mains. Il faut arrêter de faire d'un fait divers un phénomène de société."

Il ne cautionne donc pas ce que le ministre de l'Intérieur, Géald Darmanin a appelé "un ensauvagement d'une partie de la société" pour qualifier quelques agressions. "C'est scandaleux et ça traduit, j'imagine, une stratégie politique de chasser sur les terres de l'extrême droite parce qu'on imagine que ce sera son adversaire en 2022", estime Laurent Mucchielli. 

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