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Dossier : Coronavirus Covid-19

Aïd-el-Kébir : Les musulmans nancéiens optent pour la fête en petit comité ou par écrans interposés

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Par , France Bleu Sud Lorraine

En ce jour de l'Aïd-el-Kébir, 900 fidèles se sont réunis au stade Jacques Sonnet, au Parc des sports de Vandoeuvre pour une prière en plein air, en respectant les gestes barrières. Cette année, les célébrations se déroulent soit en petit comité, soit par téléphone ou via des applications.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Maxppp - L'EST REPUBLICAIN

La prière au Parc des Sports de Vandoeuvre ce vendredi 31 juillet a donné le coup d'envoi de l'Aïd-el-Kébir, la fête du sacrifice. 900 personnes étaient réunies au stade, en plein air, pour écouter le prêche. Cette année, en raison de la pandémie, le Conseil français du culte musulman a déconseillé aux personnes vulnérables de se joindre aux rassemblements, notamment les prières collectives. 

Les grands-parents invités par FaceTime

"Nos grands-parents sont restés chez eux, raconte Loubna, étudiante nancéienne. On les a vus en FaceTime pour se souhaiter bonne fête et échanger. Ils le vivent mal, parce qu'on a l'habitude d'être là, les petits enfants, donc c'est sûr que pour eux c'est un peu douloureux." Une absence difficile à gérer aussi pour cette jeune pratiquante, qui relativise. "On sait que c'est dans le bien commun, et c'est leur bien, en premier, avant le nôtre." 

C'est donc une fête en petit comité, rien qu'avec ses parents et ses frères et sœurs cette année. Et sans effusion. "Les embrassades, petits câlins et bisous qu'on se fait habituellement, on les a complètement bannis !" Malgré tout, la famille de Loubna a tenu à fêter l'Aïd-el-Kébir dans les règles de l'art, avec des repas copieux, notamment. "Nous avons quand même gardé les principaux rites, comme la prière, qui rythme la journée, on a fait le grand petit déjeuner le matin... Nous n'avons pas revu cela à la baisse, mais c'est vrai que nous avons fait ça plus à la dernière minute que d'habitude, c'était difficile de se projeter."

Il faut être prudent et vigilant."

Une fête particulière, moins joyeuse que les années précédentes, Ammar Bounaas, président de l'association musulmane de l'agglomération nancéienne, le conçoit. "C'est vrai, c'est triste, mais il faut être prudent et vigilant. Les musulmans, comme l'ensemble de la communauté nationale, nous somme tenus aux gestes barrières et c'est le meilleur moyen de faire reculer cette pandémie. Donc nous obéissons à ce que nous disent nos pouvoirs publics."

En parallèle du coronavirus, l'autre trouble-fête pour les pratiquants, c'est l'absence d'abattoirs agréés en Meurthe-et-Moselle. Le problème ne date pas d'aujourd'hui. Mais les représentants de la communauté musulmane à Nancy espèrent qu'il sera résolu l'année prochaine, avec l'autorisation d'au moins un établissement sur le département à procéder aux abattages rituels.

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