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Société

Aide sociale à l'enfance : dans ce foyer de l'Indre, on veut "aider les jeunes à réussir leur vie d'adulte"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry

Après le documentaire-choc de Zone Interdite sur M6, sur les dérives de l'Aide sociale à l'enfance, nous nous sommes rendus dans un établissement du Berry où tout n'est pas si noir. Ici, les jeunes se créent un avenir et comptent sur une équipe dévouée.

Le foyer de Clion, dont le logo a été élaboré par les pensionnaires
Le foyer de Clion, dont le logo a été élaboré par les pensionnaires © Radio France - Lisa Guyenne

Ils sont une trentaine d'enfants et d'ados, accueillis dans ce foyer en pleine campagne, à Clion, près de Châtillon-sur-Indre. Des jeunes au parcours pas facile, "la plupart sont là avec une fragilité sociale, des difficultés scolaires, familiales, psychiques...", détaille Myriam Billot, la directrice de l'association. Nous n'avons pas eu de mal à venir tourner un reportage ici ; l'équipe veut montrer qu'elle est loin des situations dramatiques que l'on a pu voir à la télévision récemment. 

"Les éducateurs m'apportent tout ce que j'ai jamais eu chez mes parents, et ça me fait énormément de bien"

D'ailleurs, ce sont les jeunes eux-mêmes qui en parlent le mieux. "Moi je ne vois plus mes parents depuis un moment", nous confie Axel, 16 ans. "Les éducateurs m'apportent tout ce que j'ai jamais eu chez mes parents, et ça me fait énormément de bien."

"J'en ai des frissons", sourit Bénédicte, l'éducatrice scolaire. Elle n'a pas l'habitude, d'entendre de tels compliments : d'ordinaire, les jeunes sont plus taiseux. "Mais on le pense très fort !", précise Alexander, 16 ans aussi. Pour Bénédicte, c'est une belle récompense : "C'est notre rôle, on est là pour ça, pour essayer de leur apporter des clés pour réussir leur vie d'adulte.

Axel : "Les éducateurs sont vraiment là pour nous"

Et ça passe par la scolarité, importante pour ces jeunes dont beaucoup sont des décrocheurs ; mais aussi par la culture et l'ouverture au monde du travail. Alexander détaille le contenu des ateliers de formation : "On travaille notre confiance en soi, on fait de la remise à niveau en français et en maths par exemple, on fait du bénévolat aussi, l'autre jour on est allé jardiner chez les gens... Le mercredi, on fait des visites culturelles, et puis on fait des stages en entreprise."

"J'ai fait des stages avec des gens qui m'ont fait découvrir leur passion, c'est devenu la mienne"

Les stages, c'est ce qui lui a permis de trouver sa voie : "J'ai fait neuf mois de travail en boulangerie, j'ai appris que c'était un métier difficile parce qu'il faut se lever tôt, mais c'est ce que je veux continuer à faire." Son ami Steven lui, voudrait plutôt aller dans l'armée. Axel, quant à lui, est bien décidé : "Je voudrais être agriculteur. J'ai fait des stages avec des gens qui m'ont fait découvrir leur passion et c'est devenu la mienne... Pouvoir faire ce métier, c'est ce qui me rendrait le plus heureux."

Quelle que soit la voie qu'ils choisissent, l'essentiel pour le personnel du foyer est de les encourager à réussir, estime Myriam Billot. "C'est très français de ne voir que le négatif, mais il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup d'ouverture et de positif chez eux. Ils ont tous un beau potentiel, il ne faut pas l'oublier." 

"Éducateur, c'est un métier de passion"

La directrice, Myriam Billot, veut donner une image optimiste du secteur de la protection de l'enfance. "Évidemment, si on tend à l'idéal, il nous faudrait toujours plus de moyens. Mais concrètement, actuellement, avec les moyens que l'on a, on arrive à faire en sorte que chacun se sente bien et trouve sa place." Selon elle, les images que l'on a pu voir en caméra cachée dans certains foyers ne traduisent pas une situation globale. Mais elle comprend que l'on puisse parfois en arriver à ces situations : "On est pas tous fait pour ce métier. Éducateur, c'est un métier de passion, et on est pas tous "armés" pour faire face à un public parfois compliqué, on peut vite être décontenancé et perdre le sens."

Myriam Billot : "Je ne dis pas que tout est simple tous les jours, mais les images-choc ne sont pas à l'image de toute la France"

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